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MAI/JUIN 2005
LAURA
VEIRS, 12 MARS, PARIS La Maroquinerie

Toujours
avec la même fraîcheur mutine et un charme fou, Laura
Veirs nous revient pour la troisième fois en moins d’un
an après le Printemps de Bourges et la Route du Rock en
2004. Cette fois ci, l'Américaine, qui achèvera
dans quelques jours sa tournée à travers l’Europe,
est venue présenter la réédition de son second
album "The Triumphs & Travails of Orphan Mae". Tee-shirt
de Jesse Sykes et casquette de rappeur donnant à son visage
d’ange un petit air rebelle, l’ex-étudiante
en géologie, accompagnée de ses compères
Karl Blau et Steve Moore, va balancer pendant près d'une
heure trente ses ballades folk avec quelques variations de plus
en plus rock voire noisy sur certains titres. "Paris est
le meilleur endroit au monde pour jouer de la musique" avoue-t-elle
dès sa première chanson .
La salle est comble, et le public savoure chaque note des chansons
de Laura Veirs au goût de miel, celles de "The Triumphs
& Travails of Orphan Mae" bien sûr mais aussi celles
de "Carbon Glacier", son dernier album où leur
magie envoûtante a du fatalement agir quand elle nous révèle
qu'une institutrice française a enregistré deux
d'entre elles chantées par ses élèves et
"avec un magnifique accent français" précise
t'elle en souriant ("Rapture" et "The Cloud Roam"
en écoute sur son site). La délicatesse de ses compositions
aux couleurs lumineuses en font actuellement l’une des plus
belles chanteuses américaines aux côtés de
Chan Marshall ou de Gillian Welch. A la fin de son set, Laura
Veirs nous confie qu'elle reviendra en septembre prochain avec
un groupe plus étoffé, et après être
passé par la case studio le mois d'avant pour l'enregistrement
de son prochain album. A très bientôt donc.
En première partie de Laura Veirs, on a pu découvrir
Christian Kjellvander, le petit dernier de la famille des songwriters
scandinaves (Matthias Hellberg, Nicolai Dunger, Kristofer Astrom,
etc.). Proche d'un Neil Young ou d'un Will Oldham, les chansons
écorchées et la voix chaude du suédois ont
su émouvoir l’auditoire pour l'amener délicatement
vers les grands espaces de la belle américaine. J.M.
(photos : Lucile Richard)
Laura Veirs "The Triumphs & Travails of Orphan
Mae" et "Carbon Glacier"
chez Bella Union/V2 www.lauraveirs.com
Christian Kjellvander "Songs From a Two-Room Chapel"
chez Fargo
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MARS/ AVRIL 2005
Le
Pérou secret, Documentaire de Patrick MATHE, diffusé
au CGR de Brive-la-gaillarde le 2 Décembre 2004

Passionné
par le cinéma, la photographie, l'ethnologie et l'archéologie,
Patrick MATHE connaît très bien le Pérou,
l’Alaska et la Chine pour y avoir vécu quelques années.
PEROU SECRET est son troisième film sur ce pays aux mille
facettes. Le 2 décembre dernier, j’ai pu apprécier
son documentaire présentant le Pérou au Méga
CGR de Brive dans le cadre de la collection Connaissances du Monde.
Entre les sites archéologiques, l’histoire du peuple
péruvien, ses coutumes, les paysages infinis de désert
ou de forêt amazonienne, Patrick MATHE nous a permis de
partager avec humour mais aussi avec beaucoup de réalisme
(le pays étant très pauvre) un bout de son histoire
vécue dans ce pays.
Je vous recommande les rencontres Connaissances du monde car ces
présentations de documentaires sont riches d’expériences
personnelles et l’on peut dialoguer directement avec le
réalisateur. Cécile HEDE.
http://www.connaissancedumonde.com
Prochain rendez-vous : Le Japon, film de Yves MAHUZIER
- au CGR de Brive-la-Gaillarde le 13 Janvier 2005
- au COMPLEXE LES ECRANS de Limoges le 10-11-12 Janvier 2005
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PLAYLISTS 2004
La
Playlist 2004 de l'équipe de Subculture
|
| Mes
disques de l'année : "Let it die" (Feist)
et "A bird on a poire" ( Jean-Louis Murat)
Concert de l'année national : Feist à
Sédières
Livres français de l'année : "Plaidoyer
pour le bonheur" (Mathieu Riccard) et "Couleurs du temps"
(Françoise Chandernagor)
Livre étranger de l'année : "Seul
dans berlin" (Hans Fallada)
Spectacle
vivant de l'année : La compagnie de danse Hervé
Koubi avec le groupe Sikinis lors de la Fête de la musique.
|

Patrick
|
| Mon
disque de l'année : "Let it de" de Feist
Concerts de l'année en Corrèze :
The Stranglers, salle de musique actuelle de Tulle ; et toujours
Bashung, à Sédières.
Spectacles de l'année hors Corrèze :
le Festival d'Aurillac dans son ensemble.
Livre français de l'année : "Ensemble,
c'est tout" d'Anna Gavalda
Livre étranger de l'année : "Sept
mers, treize rivières" de Monica Ali
Films
de l'année : "Osama" de Siddiq Barmak;
"Eternal Sunshine" de Michel Gondry; "Head on"
de Fatih Akin
DVD de l'année : Reality tour de David
Bowie
|

Christine
|
| Mes
disques de l'année : Dominque A "Tout sera
comme avant" et Franz Ferdinand.
Concerts de l'année local :
Feist et Bashung à Sédières, The
Stranglers à Tulle.
Films de l'année : "21 grams"
d'Alejandro gonzales inarratu et "Coffee and cigarettes"
de Jim Jarmusch
Livre français de l'année : "Sous
les vents de Neptune" de Fred Vargas
Livre étranger de l'année : "Tristano
meurt" de Tabucchi.
Spectacle vivant de l'année : "Les
abattoirs... Fantaisie" par la Compagnie Hervé Koubi.
|

Sylvie
|
Mon
disque de l'année : The troubled Sleep of Piano
Magic de Piano Magic
Film de l'année : 21 grammes d’Alejandro
Gonzales Inarritu
Concert de l'année : Soirée Songwriting
féminin du festival de Sédières (OMR,
Nouvelle Vague, Laetitia Sheriff, An Pierlé, Feist)
DVD de l'année : Goodbye Lenin de Wolfgang
Becker
Mon plus de l'année : L’arrivée
de notre deuxième petit bout. |

Cécile
|
Mon
disque de l'année : Daniel Darc « Crèvecoeur
»
Concerts de l'année en Corrèze :
Florent Marchet, Cali, Daniel Darc au festival de Sédières
Clergoux.
Spectacles de l'année hors Corrèze :
Bashung à La Coopérative de Mai Clermont – Ferrand.
Film de l'année : « Big fish »
(de Tim Burton) et « La mer monte » (de Yolande Moreau
et Gilles Laporte)
DVD de l'année : Nino Ferrer par Arthur
Ferrari (DVD images inédites et rares)
|

Lisette
|
Mes
disques de l'année : "Gargilesse" de Florent
Marchet – "Crèvecoeur" de Daniel Darc –
Smile de Brian Wilson
Concert de l'année national : Polar au CCM
John Lennon à Limoges – The Hives et Bloc Party à
Paris
Concert de l'année local : Shannon Wright
aux Lendemains Qui Chantent à Tulle
Films de l'année : "Lost in Translation"
de Sofia Coppola – "Saraband "d’Ingmar Bergman
Livre de l'année : "Polnareff par Polnareff"
avec la collaboration de Philippe Manoeuvre (Edition Grasset) et
"Tout sera comme avant", variations autour d’un
album de Dominique A (Edition Verticales).
DVD de l'année : Dominique A en Solo aux
Bouffes du Nord
Les plus de l'année :
le film testament Saraband d’Ingmar Bergman avec
une mention spéciale pour l’ensemble de son oeuvre
et le Sibérie m’était contéee, le livre
concept de Manu Chao (Spéciale dédicace à Jacques
Renault)
Les moins de l'année : La Bush(erie) |

Fabrice
|
Mes
disques de l'année : Migala "la increible
aventura" / PJ Harvey "uh huh her" / Flotation
Toy Warning "bluffer's guide to the flight deck" / Elliott
Smith "from a basement on the hill" / Tv on the Radio
"desperate youth blood thirsty' babes" / Sophia "People
are like seasons"
Concert de l'année national :
Laura Veirs (Route du rock)
Concert de l'année local : Theo Hakola
/ Shannon Wright (O les cheurs) / The National, Daniel Darc (sédières)
/ Arnaud Methivier-Otto Lechner (Nuits de nacre)
Film de l'année : Michel
Gondry "Eternal sunshine..." / Yolande Moreau "Quand
la mer monte" / Marco Bellocchio "Bongiorno notte"
Livre de l'année : Michel Onfray
"La philosophie féroce"
Les plus de l'année :
la signature par la Russie des accords de Kyoto
Les moins de l'année : 10 ans de conflit
tchétchène / la relance du
programme nucléaire français
|

Jean
|
Mes
disques de l'année : : Let it die (Feist), Tyrannosaurus
Hives (The Hives)
Concerts de l'année nationaux :
Brian Wilson et The Hives à Paris
Concert de l'année local : Feist à
Sédières
Film de l'année : Eternal
sunshine of the spotless mind (Michel Gondry)
Livre de l'année : Le petit Woody
Allen illustré
DVD musical de l'année: A Reality Tour (David
Bowie)
Réédition DVD de l'Année : The Party
(Blake Edwards avec Peter Sellers)
Mon Héroïne de l'année : Lucie (in the
Sky with Diamonds), tout
simplement un amour.
Le plus de l'année : Le viagra, ça marche...
Le moins de l'année : Très moyennement, sur
la longueur.
Les attentes de l'année : Des progrès conséquents
ainsi que des avancées significatives concernant la durée
et les bénéfices de ce produit.
Mon plus grand souhait : Retrouver mon Mojo au plus vite...
|

Pierre
|
>
Novembre / décembre 2004
Entretien
avec Gilles SACKSICK Le
peintre exposait une partie de ses oeuvres, au Cantou à Collonges,
jusqu'au 14 novembre. Nous l'avons rencontré.

27
Septembre 2004 - Végennes. Il y a de ces rencontres
qui vous marquent. Ma rencontre avec Gilles Sacksick et sa femme,
Isabelle, fait partie de celles-ci. Isabelle et Gilles m’ont
reçu chez eux, simplement, chaleureusement. L’entretien
a lieu dans l’atelier. Pièce magique. Ils m’expliquent
que Gilles en repeint les murs et le plafond régulièrement,
avec des teintes différentes. Ainsi, l’atelier est
comme vivant. Lieu de vie. Car tout ici prend vie.
Le mur qui se situe en face de moi me fascine. Là, sur
les étagères, sont soigneusement rangés les
pots, vases, vieilles cafetières que Gilles prend plaisir
à peindre. Et puis, et surtout, il y a la multitude de
pinceaux. De toutes sortes, des petits, des grands, des fins,
des larges. Leur disposition qui peut paraître anodine me
fait l’effet déjà d’un tableau.
L’entretien commence. Il n’y a pas de questions précises,
juste des mots, libres, lâchés sur une feuille de
papier. Libres ? Pas si libres que ça. Tout se relie. L’homme,
la peinture, les œuvres. Gilles m’explique qu’il
peint depuis toujours. Il ne peut pas s’imaginer sans peindre,
dessiner. Il ressent un bonheur total à faire cela. Ces
œuvres sont un peu comme ses enfants. Il éprouve des
satisfactions, des insatisfactions pour toutes. Chacune a son
caractère, sa spécificité, un peu de lui.
Alors, avant de les laisser au public, de les vendre, il les garde
un peu. Puis elles partent, vivent leur vie, mais elles restent
toujours là, dans son esprit. Lorsqu’il peint, il
ne sait pas d’avance comment sera le tableau. Il laisse
sa main, son esprit sentir le geste, la couleur, le mouvement
à donner. Il se surprend parfois lui-même. C’est
difficile, m’explique-t-il, de mettre des mots sur ce qui
se sent. Je le comprends.
Je sais qu’il a composé de la musique de scène
également. Lorsque je lui en parle, il me dit qu’il
a éprouvé de fortes similitudes avec la peinture.
Aussi incroyable fut-il, Gilles a écrit ses partitions
avant de savoir lire correctement les notes. C’est en écrivant
la musique qu’il a appris à mieux la lire. Pour lui,
la composition des airs de musique ressemble en bien des points
à la composition d’une peinture. Pas d’explications
à donner. Les airs sont là, dans sa tête,
et n’attendent qu’une chose, d’en sortir. Cela
reste pour Gilles une expérience passionnante et diabolique
à la fois, et toujours du bonheur...
Merci, Gilles et Isabelle de m’avoir accueillie. Merci Gilles
d’avoir été sincère et d’avoir
partagé ce moment d’échanges. C.H.
Fiche
Technique :
Né en 1942 à Paris, Gilles Sacksick a commencé
très tôt à dessiner. Dès qu’il
eût l’âge de tenir un crayon en main, il «
grattait » la feuille pour y exprimer ce qui l’entourait.
Et cette envie de dessiner, de peindre ne l’ont jamais quitté...
Natures mortes, paysages, modèles, Gilles réunit
les éléments qu’il aime et s’exprime.
Sa peinture parle mieux que les mots. Les sujets prennent une
beauté différente, vibrante et poétique.
Il n’y a pas de contours définis, un léger
flou subsiste. Ainsi, on a l’impression de regarder la réalité
autrement, à travers un voile de douceur.
Gilles Sacksick possède depuis 15 ans une maison en Corrèze
(à Végennes). C’est dans cet endroit que se
situe son atelier, cœur de vie de sa peinture. C’est
là que Gilles peint ses œuvres, et c’est là
qu’il nous a reçu.
Métiers
:
- Peintre avant tout
- Metteur en scène, compositeur de musique de scène
pour le théâtre
- Illustrateur
Quelques techniques, arts, sujets :
- huiles, lavis, fusain, pastels, crayon, etc.
- peintures, dessins, gravures, lithographies
- natures mortes, paysages, chat doudou, modèles féminins
Le plus :
- Lauréat du Grand Prix de Portrait Paul Louis Weiller
(toile « Agnès ») – 1979
- Pensionnaire de la Casa Velasquez (version Espagnole de la Villa
de Médicis) – 1979 à 1981.
Expositions dans la région
:
- Jusqu’au 14 Novembre 2004 à Collonges-la-rouge
au bar-restaurant Le Cantou
- En exposition permanente au Galerie du Casino à St-Céré
(05 65 38 19 60) |
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Septembre/octobre 2004
Musiques
Actuelles - Sédières 2004

1
Feist - Une canadienne en pleine ascension.
2
Bashung - Terre promise, Redis-moi ton nom, Dis-moi
en face, Que tout s’efface…

3
Nouvelle vague - Nostalgie des années 80, quand
tu nous tiens…
4
Laetitia Sheriff - Sheriff, fais-moi peur !!!
5
et 6 The Servant - Dan Black a été fidèle
à sa réputation.
Un chanteur de pop-rock volontiers déluré et exubérant.
(Photos
: Jean-Pierre DROGAT (1, 2, 3 et 4) et Manu (5 et6)) |
Tony
Joe White : the swamp man 
Festival
du blues de Cognac – Juillet 2004. Il entre sur
scène, tout de noir vêtu, sa Stratocater en bandoulière.
Un signe au public qui déjà l’acclame et il
s’assoit. Suit une heure et demie d’un show minimaliste
– seule un batteur l’accompagne – mais géant.
Tony Joe White, nous l’avions laissé en route, quelque
part aux alentours des années 80. Pourtant l’homme
à la voix ténébreuse et chaude trace toujours
sa route et cela depuis la fin des années 60. Auteur-compositeur
pour Presley, Tina Turner et notre Johnny national, Tony Joe White
a aussi beaucoup été pillé – mais de
belle manière quand même – par Joe Dassin (
« Marie-Jeanne qui se jette du pont de la Garonne
» c’est lui) et quelques autres.
Originaire de Louisiane, Tony Joe White débarque sur la
scène internationale avec « Soul Francisco
» qui sera suivi de peu par « Polk Salade Annie
». Il est surtout le créateur d’un son et d’un
rythme de guitare très particulier, lancinant et syncopé,
qu’on appelle désormais le « Swamp rock
» (rock du marais). Un style qui a inspiré en partie
Creedence Clearwater Revival et le jeu de guitare de Mark Kopfner
de Dire Straits.
Auteur d’excellents albums (plus d’une vingtaine à
ce jour), imprégnés de country, de blues et de soul
a aussi écrit pas mal de tubes retentissants pour Ray Charles,
Wilson Pickett et quelques autres gloires de la country.
Si vous ne deviez écouter que deux albums, tentez «
Lake Placid blues » et « Homemade Ice
Cream », ce dernier, bien qu’ayant été
un bide à sa sortie en 73, est considéré
par les spécialistes comme son chef d’œuvre.
P.C. |
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JUILLET/AOÛT 2004
Fête
de la Musique 2004 à Brive
GRASSHOPPER
: Une soirée, deux concerts...

Brive.
21 juin 2004. Fête de la Musique. Au programme officiel,
une sélection ecclectique de la scène corrézienne
pour une nuit de toutes les musiques. Sur les scènes municipales,
dans les bars ou dans la rue... Et c'est devenu un incontournable
des agendas, pour ce premier jour de l'été, les
artistes disposent désormais d'un rendez-vous rôdé
et d'un public fidèle... Ce qui n'est pas peu dire. Et
ce lundi soir, foot ou pas, la ville était bien en ville,
en promenade ou en terrasse...
Pour l'édition 2004, le coup de coeur de Subculture était
allé à Grasshopper, formation briviste prometteuse,
déjà produite en Subsession le 15 mai dernier. Programmés
au Watson en début de soirée, ils ont enchaîné
(avec notre soutien) sur la scène municipale de la Place
du Civoire. Et ils n'ont pas déçu. Deux sets de
qualité, qui ont scotché un auditoire enthousiaste.
On attend maintenant de leurs nouvelles... Ils ont en effet remporté
un prix au dernier Tremplin de Musiques Actuelles de Sédières
: ils seront prochainement en résidence à Chanteix
pour peaufiner leurs techniques de scène... A suivre.
S.M.
(Photos : Diarmid Courrèges) |
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JUIN 2004
Concert
Solidaire
SIKAZIK, le 15 mai dernier à Brive avec GODON et GRASSHOPPER
 
Bien
sûr le public n’était pas au rendez-vous…
et c’est dommage, tant pour le but de la soirée que
la pour la qualité des groupes présents bénévolement
et programmés par SubCulture. En ce 15 mai 2004, des étudiants
de l’IUT GEA et de l’EGC de Brive
avaient organisé à Brive, salle Brassens, un concert
au profit de Sikasso, ville malienne jumelée avec Brive.
L’idée était de réunir des fonds afin
de réparer et acheminer à l’hôpital
de Sikasso, un appareil d’échographie. Au lendemain
de la soirée, les étudiants ne désespéraient
pas pour autant et décidaient de remettre ça rapidement.
Revenons au concert. Grasshopper en première
partie de soirée a prouvé qu’au fil de ses
prestations, ce groupe briviste devenait de plus en plus assuré,
jouant un rock mâtiné de pop des plus prometteurs.
Un groupe a suivre au plus près et que l’on retrouvera
le 21 juin à Brive pour la fête de la musique. Suivait
Godon, deux frères et leurs potes, installés
à Lagraulière, pour un rock véloce et engagé
aux multiples influences qui, peu à peu, trouve son public
et devrait bientôt faire partie des combos qui comptent.
P.C.
1er
festival de Moyen Métrage à Brive
BRIVE-LA-GAILLARDE FAIT SON CINEMA
Y
a-t-il une vie entre le court et le long métrage ? Bien
entendu.
On connaissait le Festival de Court-Métrage de Clermont-Ferrand
et les Festivals de Cannes, Deauville, Gérardmer, etc….
Maintenant, Brive et la Corrèze vont aussi avoir leurs
rencontres cinématographiques annuelles grâce à
Sébastien Bailly et Katell Quillévéré
(deux jeunes membres de la société des réalisateurs
de film) qui viennent de se lancer dans cette aventure : Le temps
du cinéma. Ils se sont penchés sur le cas de ces
films bâtards, de ces ovnis : les moyens métrages,
des œuvres difficiles à programmer par les exploitants
de salle. Ces cinq jours intenses dédiés à
ce format libre (de 30 à 70 minutes) se sont révélés
être une grande réussite. Entre 2000 et 2500 spectateurs
ont pu (re)découvrir les chefs-d’œuvres de Renoir
: Une partie de campagne, La petite marchande d‘allumettes,
le petit théâtre de Jean Renoir… La saga
de l’illustre Fantomas réalisée par
Louis Feuillade entre 1913 et 1914, et d’autres œuvres
originales comme Un petit trou pas cher d’Yves
Mirande et Pierre-Henri Ducis ; La place est bonne de
Roger Lion et Toni d’Algy ; Mud and Sand de Gill
Pratt avec Stan Laurel… Ces rencontres ont aussi été
l’occasion de revoir les films récents qui ont permis
à ce format de ce refaire une santé avec La
vie des morts d’Arnaud Despleschin, La brèche
de Rolland de Jean-Marie et Arnaud Larrieu, Versailles
rive-gauche de Bruno Polydès, Seule d’Erick
Zonca comme à l’apogée de ce format avec les
grands classiques de Buster Keaton, de Chaplin et des Laurel et
Hardy. Evidemment, la compétition officielle a permis de
faire un point sur l’état de la création cinématographique
actuelle où nous avons pu découvrir de jeunes auteurs
en devenir.
Mais, surtout, le festival le temps du cinéma aura permis
à beaucoup de découvrir l’œuvre singulière
de Bill Douglas : une trilogie dans laquelle il évoque
son enfance : My Childhood (1971), My Ain Folk
(1973) et My Way Home (1978) et, dans le cadre de la
soirée de clôture, nous aurons eu le privilège
de découvrir un film restauré par Arte, Le directeur
de la poste de Satyajit Ray.
Le Jury, composé d’Irène Jacob, la présidente
; et de Franck Bauvais, distributeur ; Claude Duty, réalisateur
; Hélène Fillières , actrice ; et Sylvie
Verheyde , réalisatrice ; ont rendu un palmarès
aussi inattendu qu’à Cannes, puisque le moyen-métrage,
grand prix du jury est un documentaire de Julien Samani sur des
pêcheurs de requins-taupes : La peau trouée. Un témoignage
choc et sans concession.
Le prix du jury comme celui du public sont revenus à Malika
de Pierre Chosson, un autre documentaire sur un fait divers. Le
film de fiction Dremano Oko, de Vladimir Perisic , a lui obtenu
une mention spéciale du jury.
Grand Prix du Jury : La peau trouée
de Julien Samani
Prix du jury : Malika de Pierre Chosson
Prix du public : Malika de Pierre Chosson
Mention spéciale : Dremano Oko
de Vladimir Perisic
Rendez-vous est donné l’année prochaine pour
une seconde édition, qui nous l'espérons, sera aussi
riche en découvertes. |
>
AVRIL
3
concerts à Neuvic, Brive et Tulle les 11, 12 et 13 mars
Théo Hakola : « Je fais passer ma révolte
dans ma musique »

Même
si ses sorties se font plus rares - son dernier concert avant
cette mini tournée remontait au mois de juin dernier en
Finlande - le temps n’a pas de prise sur Théo
Hakola. Car voilà déjà plus de 20
ans qu’Orchestre Rouge annonçait
ses débuts prometteurs, puis Passion Fodder
confirmait son talent d’écriture et son amour des
choses bien affirmées. Et cinq ans après une première
apparition au festival de Sédières, sans montrer
la moindre faiblesse dans sa musique, sans montrer la moindre
concession dans ses textes, sans dévier de sa route tracée
dans la poussière folk à velléité
punk, voici donc le grand Théo pour trois concerts en terre
corrézienne.
Après un premier tour de chauffe le jeudi à Neuvic
devant quelques 150 élèves du lycée agricole,
histoire de bien prendre ses marques ; c’est le vendredi
à l’auditorium de l’école de musique
de Brive devant un public plus restreint mais composé de
fidèles que ce franco-américain assure son meilleur
set du week-end.
Formation réduite pour ces trois dates (la violoniste Bénédicte
Villain qui l’accompagne depuis plus de 15 ans
n’était hélas pas disponible) mais efficace
: Lionel Dollet à la guitare, Brice
Pirotais à la basse et Cyril Bilbeaud
(ex Sloy, ex Java) à la batterie. Avec sa drôle de
voix tourmentée, acide, son répertoire anarcho-country
où les souvenirs du punk de la fin des années soixante-dix
se mélangent à des valses entêtantes, Théo
Hakola exalte sa poésie ébouriffée et ses
fantasmes d’écriture au travers des mots qui la servent
et des histoires d’amour qu’elle conte.
Séance de dédicaces le samedi après-midi
à la médiathèque de Tulle dans le cadre du
printemps des poètes pour présenter ses deux romans
La Route du sang et La Valse des affluents,
et entouré des photos de l’exposition de Jacky Chevrier.
La relation entre musique et poésie est vite trouvée
quand il déclare : « J’ai commencé
la musique parce que je trouvais la poésie chantée
plus intéressante que la poésie dite ou la poésie
lue ».
Troisième et dernier concert à Tulle à la
salle des Lendemains qui chantent le samedi soir. Hakola balance
à nouveau avec son timbre écorné sa prose
tranchante entre country, folk, rock et cajun. On a le sentiment
qu’il tient à faire ses concerts à fond, comme
si c’était le dernier à chaque fois. Et dans
son discours, cet activiste increvable, ce rebelle incorrigible
jette un regard froid sur une société ingrate, une
voix révoltée mêlée à un brin
de cynisme devant la léthargie ambiante comme dans Il
n’y a pas de jolies filles à droite ou Prière
profane :
« Remplaçons l’intelligence par la loi
du marché
Mettons le profit devant l’humanité
Le socialisme est défunt, cédons à nos vrais
instincts
Au diable l’idée d’améliorer la société.
»
Puis pour les rappels, le bonheur est sans cesse renouvelé
avec l’immense And Bleed That River Dry entamé
comme chaque soir tout en énergie retenue pour s’achever
dans un déferlement de guitares, un véritable électrochoc,
époustouflant ! « Les guitares qui tuent et leurs
effets orgasmiques me sont vitaux » affirme t’il
sans détour.
Le lendemain, départ pour la République tchèque
pour cinq nouvelles dates. Un nouvel album est également
annoncé pour l’automne prochain sur lequel figurera
la reprise de Bob Dylan, à qui il voue un culte depuis
l’âge de 12 ans, qui a clôturé en beauté
chacun de ces trois concerts corréziens.
J.M.
(photo
: concert de Brive)
|
> MARS 2004
Gecko
Palace / salle des Lendemains qui chantent / Tulle /
dimanche 22 février 2004

Bienvenue
dans le Gecko Palace
L’invitation est de Seb, le chanteur de Gecko Palace, en
ouverture de ce deuxième concert de leur mini «tournée
» en terre corrézienne à l’occasion
de l’inauguration de la salle des Lendemains qui chantent.
C’est vrai qu’en ce lieu, beau comme un camion et
propre comme un sou neuf, on se sentait un peu excité de
fouler ce nouveau temple dédié aux musiques actuelles,
et en entrant, on cherchait presque à se mettre des patins
sous les pieds pour respecter la qualité du site.
Ce concert, en deux sets d’une demi-heure, achevait donc
les trois jours de l’inauguration de cette nouvelle salle
et malgré une certaine appréhension, les six musiciens
de Gecko Palace (Seb, Olivier, Stéphane, Patrice, Alain
et Christine) retrouvaient peu à peu leurs marques en déroulant
leur pop folk devant un public enthousiaste.
On concédera un faible pour le style élaboré
et personnel de ce groupe et sous un coté assez distingué,
ils savent tisser leur toile de mélancolie marquée
par une « relax attitude » et une belle intensité
scénique.
Comme la veille au Maryland à Brive, ils ont testé
leurs nouveaux morceaux : des poésies sur fond de guitares
tendues, des mélodies sur fond de pop, colorées
par le violon de Christine. Un répertoire également
élargi par des reprises qui se fondent parfaitement dans
leur univers musical : « 22 bar » de Dominique
A et pour finir un superbe « Hallelujah »
de Léonard Cohen. Atmosphère recueillie et public
conquis pour ce dernier morceau, sur lequel planait le souvenir
de Jeff Buckley
J.R.
(photos
: Ch. M. au Maryland à Brive, le 21 février 2004)
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SIKINIS
/ le 14 Février 2004 / auditorium de l’école
de musique de Brive 
Nous
vous avons déjà présenté ce groupe
briviste hors norme le mois dernier, et peut-être le connaissez
vous déjà. Le 14 Février dernier, SIKINIS
(signifiant la danse des Satyres dans le théâtre
grec antique) nous a invité à partager durant plus
d’une heure leur répertoire de musique aux accents
orientaux, celtiques et médiévaux.
Le public, assez varié (jeunes à moins jeunes),
a beaucoup apprécié la représentation. Cependant,
comme le style est très particulier, je comprends que tout
le monde ne puisse aimer.
De ce concert, je pourrais effectuer plusieurs constats (avis
personnel bien sûr):
Points moins appréciés
• Le chant est souvent lancinant, lent et triste par rapport
aux paroles et le parlé revient souvent par rapport au
chanté, ce qui donne un côté monocorde très
opposé à la musique qui accompagne. Tout cela est
lié au côté médiéval, certes,
mais je pense que le tout gagnerait à être plus gai
et entraînant (ceci est toujours un avis personnel).
• La justesse des instruments est à contrôler
régulièrement (mais ça, je pense que c’est
parce qu’il faisait très chaud dans la salle)
• Les musiciens semblaient très timides sur scène
Points appréciés
• La scène était très bien mise en
valeur par le décor (deux colonnes grecques soutenant le
dessin de Laure Perrot représentant les musiciens en satyres
accompagnés de quatre ménades – cf. site web
SIKINIS).
• Le concept (Evocation des dieux et des héros de
la mythologie grecque / musique, chant, choeur et narration, avec
instruments traditionnels et orientaux) est très bien monté
et possède une originalité prononcée.
• Le chanteur, Didier Brutus, a une voix grave qui correspond
bien au style.
• La richesse instrumentale (Flûtes, Cithare, Violon,
Kémantche, Darbouka, etc.) permet au groupe de varier les
compositions et les sonorités des morceaux.
Le groupe nous a permis à la fin du concert de découvrir
deux nouveaux morceaux. Ces deux morceaux étaient déjà
plus accessibles, plus entraînants. Que le groupe continue
sur cet axe (et pourquoi pas introduire des danseuses pour dynamiser
un peu plus la scène)… Bref, à suivre…
Rappel site web : http://sikinis.groupe.free.fr
Cécile
HEDE (photo
: DR)
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FEVRIER 2004
La
Playlist 2003 de l'équipe de Subculture
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Mon
disque de l'année : "Lilith" - Jean-Louis
Murat
Concert de l'année national : Bruce
Springsteen au Stade de France
Concert de l'année local : Jean-Louis
Murat à Chanteix
Film de l'année : Citizen Kane d'Orson
Welles
Livre de l'année : Lumière
morte de Michael Connelly
Les plus de l'année :
Ma fille de six perd ses dents de lait
Jean-Louis Murat vend enfin des disques
Les moins de l'année :
Trop de livres, trop de disques, trop de films sortent que
je ne peux acheter, lire écouter et voir.
|

Patrick
|
Mon
disque de l'année : Elephant de The Whites
Stripes.
Concert de l'année : Alain Bashung
à la Coopérative de mai à
Clermont en octobre.
Film
de l'année : "Dirty pretty things"
de Stephan Frears
exaequo avec "Good bye Lenin !" de Wolfang Beker
Livre de l'année : "Tout est
illuminé" de Jonathan Safran Foer.
Les plus de l'année :
Grosse joie : devenir la maraine d'une adorable petite fille,
Anouk et le concert de Gecko Palace à Brive.
Les moins de l'année :
La guerre en Irak, pour ne citer qu'elle... L'affaire Cantat-Trintignant.
|

Christine
|
| Mon
disque de l'année : "Maybe California"
– Neal Casal
Concert de l'année local
: Jean-Louis Murat à Chanteix
Film de l'année : «The Hours»
de Stephen Daldry
Livre de l'année : «Sanctuaire»
de William Faulkner
Les plus de l'année :
J’ai respiré l’air de Venise
! J'ai changé de boulot !
Les moins de l'année :
Je ne parle toujours pas italien !
Je ne verrai jamais plus Noir'Dés en concert !
|

Sylvie
|
Mon
disque de l'année : Good Bye Lenin! de Yann
Tiersen
Concert de l'année: Jean-Louis Murat
à la Boite en Zinc
Livre de l'année : « Sur mon
père » de Tatiana Tolstoï
Les plus de l'année : les progrés
de notre fille Alice - ses sourires, ses premières
dents, ses premiers pas...
Les moins de l'année : Les guerres
dans le monde, la famine, etc... |

Cécile
|
Mon
disque de l'année : "Sleeping with Ghosts"
- Placebo
Concert de l'année national : Radiohead
aux Arênes de Nîmes
Film de l'année : « Dirty Pretty
things » de Stephen Frears
Livre de l'année : "Lorsque j'étais
une oeuvre d'Art" de Eric-Emmanuel Schmitt |

Lisette
|
Mes
disques de l'année : Alain Bashung "L'imprudence"
- Radiohead "Hail to the Thief"
Concert de l'année national : Radiohead
aux Arênes de Nîmes
Concert de l'année local : Les intermittents
du spectacle
Film de l'année : "Ken Park"
de Larry Clark
Livre de l'année : "Windows on
the World" de Frédéric Beigbeder
Les plus de l'année :
Les événements de 2003, parce que 2004
pourrait-être pire
Les moins de l'année :
L'homme est-il fondamentalement mauvais (ou l'histoire n'est
qu'un éternel recommencement ?) |

Fabrice
|
Mon
disque de l'année : "Spoon and Rafter"
- MOJAVE 3
Concert de l'année national :
ERIK TRUFFAZ & CHRISTOPHE (festival Art-Rock à
St.Brieuc)
Concert de l'année local : DENEZ PRIGENT
(Nuits de Nacre à Tulle)
Film de l'année : "Elephant"
de GUS VAN SANT
Livre de l'année : collectif "Objectif
décroissance, vers une société harmonieuse"
Les plus de l'année : le rassemblement
du Larzac au mois d'août
Les moins de l'année : la construction
de 160 km de mur sur le territoire Palestinien. |

Jean
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Mes
disques de l'année : "Keep on your
mean side" The Kills + "Just like
blood" Tom Mac Rae
Concert de l'année national :
Jane's Addiction à Paris
Concert de l'année local : Bojan
Z au Festival "Kind of Belou" de Treignac
Film de l'année : "The
Hours" de Stephen Daldry
Livre de l'année : la biographie
du groupe punk "The Plastic Gangsters"
par Harvey Di Fontis...

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Pierre
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JANVIER 2004
On
y était... Jean-Louis
Murat,
Le 11 Octobre à la Boite en Zinc (Chanteix)

C'était
une première pour moi. Je n'avais jamais été
encore à la Boite en Zinc, et je n'avais encore jamais vu
Jean-Louis Murat en concert.
J'avoue que les deux m'ont agréablement surprise. Une petite
salle où tout le monde peut sans difficulté voir la
scène et les artistes. Des lumières judicieusement
placées et un son bien dosé. Jean-Louis Murat est
à la guitare et au chant, Fred Jimenez à la basse,
et Stéphane Reynaud à la batterie. Le concert commence
et l’effet de la musique se fait déjà sentir.
Le public se laisse envoûter par la voix pure et sensuelle
de Jean-Louis. Comment résister au charme de chansons telles
que Qui est cette fille ?, La maladie d’amour,
ou encore de Se mettre aux anges ?
Jean-Louis Murat et ses musiciens nous ont fait de très belles
interprétations de différents titres de l’album
Lilith. Le respect des nuances de son, l’intervention ponctuelle
du piano et de l’harmonica, quelques chansons en solo ont
apporté un plus au jeu de scène.
Voilà une excellente soirée de passée. On repart
le cœur léger et on est prêt à faire de
beaux rêves...
Merci Jean-Louis…
Cécile
HEDE (photo
: auto-portrait JLM)
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On
y était... Exclusivité
SUBculture… Filage avec Alain Bashung
Bashung,
l’archange gainsbourien
de la chanson française en tournée…
Jeudi
25 septembre 2003 – Clermont Ferrand… 20h devant
la Coopérative de Mai. Quelques groupes de personnes attendent
l’ouverture des portes pour cette soirée privée,
réservée aux partenaires de la tournée, aux
différents sponsors, à la production, à la
maison de disque, aux responsables de festivals et aux programmateurs
triés sur le volet. Alain Bashung et ses musiciens vont présenter
le filage de La tournée des grands espaces.
21h15, tout est en place. Les musiciens entrent en scène
et se positionnent devant deux écrans qui projetteront les
images du vidéaste Dominique Gonzalès-Foerster, réalisées
à l’occasion de cette grande tournée. Nicolas
Stevens est au violon, le Belge Adriano Cominotto au clavier, Geoffrey
Burton à la première guitare, Arnaud Dieterlen à
la batterie, Brad Scott à la contrebasse, Yan Péchin
à la seconde guitare et Jean-François Assy au violoncelle.
La tension monte.
Les musiciens entament religieusement Tel / L’imprudence,
tandis que Bashung apparaît tout de noir vêtu, en émissaire
d’une culture rock encore bien vivante et au sommet de son
Art. De sa voix inimitable et encore bien sauvegardée, il
entonne les premiers couplets de ses chansons qui flirtent entre
prose déclamée et poésie inspirée.
Il enchaîne avec Faites Monter comme pour mieux asseoir
cette impression d’ascension qui ne va cesser de croître
tout au long de ce set, plein de surprises… Il continue avec
Je me dore, tandis que les images projetées fusionnent
avec le climat mystérieux, ténébreux, mais
néanmoins captivant de cette mise en scène de Vincent
Boussard et de l’éclairagiste Alain Poisson.
Harmonicas, cigarettes et fumée… L’ambiance feutrée
- entre violet, noir et blanc - de cette 1ère partie de concert
crépusculaire correspond parfaitement à l’esprit
de l’Imprudence. Puis, le moment tant attendu par le public
arrive : Bashung interprète en live son extraordinaire La
nuit je mens. Cinq minutes d’extase comme autant de kilomètres
de vie en rose… Et c’est au tour de sa Fantaisie
Militaire avant de revenir à l’alchimie de son
dernier chef d’œuvre avec Mes bras, La Ficelle, Noir
de monde, L’irréel, Est-ce aimer, Le dimanche à
Tchernobyl, mais aussi Malaxe, Ode à la vie, Dehors,
Sommes-nous, Samuel Hall tirés de son précédent
disque… Le public est conquis, sous le charme d’une
atmosphère de recueillement et de contemplation.Dans le 2ème
"tableau" du concert, moins intimiste, l’Alsacien
se réapproprie avec sa nouvelle formation musicale la majeure
partie de ses grands classiques : Volontaire, Scènes
de Manager, Vertiges de l’amour, Etrange Eté, Je passe
pour une caravane, Ma petite entreprise, Osez Joséphine,
Madame rêve, etc.
L’orchestration des nouveaux morceaux forme une matrice pour
les titres les plus anciens, re-découverts par le public
grâce à de nouveaux arrangements musicaux, une nouvelle
interprétation. Et la substantifique moelle de ces incontournables
titres démontrent que l’œuvre de l’artiste
franchit aisément l’obstacle du temps et des modes…
Homme sous influences ou mimétisme avec Gainsbourg
Entracte et nouveau lever de rideau. Un long filin suspend un siège
en forme de bulle, façon seventies, dans lequel est installé
une jeune femme qui n’est autre que Chloé Mons, l’épouse
d’Alain Bashung. Notre imprudent réapparaît avec
un titre aux émanations du conte de fée : 2043…
A cet instant, il nous est impossible de ne pas penser à
Serge Gainsbourg qui savait si bien mettre en scène ses égéries…
Ce mimétisme* entre Bashung et Gainsbourg restera omniprésent
tout au long du concert…Quelques minutes plus tard, Chloé
Mons descend de son perchoir, Bashung l’aide et lui donne
le baiser du prince charmant. Ils s’approchent tous les deux
du micro et entament avec complicité Faisons envie,
titre épicurien issu du dernier album…
Les duettistes captivent la salle qui découvre cette passion
consommée. Le morceau suivant reste dans le même ton
-rouge passion-, avec un clin d’œil à leur union
: une version édulcorée du Cantique des cantiques
qu’ils ont enregistré à l’occasion de
leur mariage avec la complicité d’Olivier Cadiot, de
Rodolphe Burger et de son label Dernière bande.
Après quelques autres titres, le concert s’achève
sur une adaptation acoustique de la chanson Angora avec
un Bashung en solo, guitare en bandoulière.
Cette époustouflante soirée avec Bashung restera dans
nos cœurs et dans nos esprits comme un instant d’éternité
; près de 2h30 de grands espaces et d’excursions dans
le monde lettré et orchestré du dernier des mohicans
de la chanson française.
Fabrice PONTHIER (photo
: La Coopérative de Mai)
* «Bashung a toujours eu le complexe de
ne pas être moi» , dixit Serge Gainsbourg.
Depuis ce filage réalisé à la Coopérative
de Mai à Clermont-Ferrand et une première date officielle
où le public est sorti abasourdi, Alain Bashung va sillonner
la France durant une bonne année, d’Est en Ouest et
du Nord au Sud, pour clore cette grande tournée par un concert
final qui se déroulera à nouveau à Clermont-Ferrand
à la rentrée 2004…
A NE PAS MANQUER :
Bashung : La tournée des grands espaces
Le 19 Novembre à Toulouse, le 20 à Bordeaux, le 21
à Firminy, le 22 à Villebon, du 24 au 27 à
Paris (Le Bataclan, complet), etc.
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| Comme
un seul homme |
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| Une
maladie, pour celui qu'elle n'a jamais touché, n'est qu'un nom barbare
entendu un soir à la télévision. Il y a bien longtemps, j'ai entendu
parler de la " maladie bleue ". Comme toutes ces vieilles
saletés, j'aurais imaginé qu'on la guérissait depuis longtemps.
Je connais Fabrice Ponthier depuis plusieurs années. Il habite à
Tulle, une de ces villes où il ne se passe jamais rien. Depuis 1992,
il publie un fanzine, Subculture, très marqué par les Inrocks et
l'émission de Bernard Lenoir, sur France Inter.
Il travaille aujourd'hui au service musique du département de la
Corrèze et organise des concerts. Malgré sa maladie incurable, il
déploie une énergie fantastique. On ne peut pas dire " inlassable
", parce que la malformation dont il est atteint - un trou dans
le cœur entre les deux ventricules qui fait se mélanger sang oxygéné
et sang non oxygéné - le fatigue énormément. Pour le moment, il
s'en sort. Mais s'il atteint le terme ultime de la maladie - ce
qui peut arriver du jour au lendemain - , il ne peut envisager qu'une
solution pour survivre : la greffe cœur-poumons. " C'est moins
par rapport à moi qu'à des gamins qui décèdent ", explique pudiquement
pour justifier sa démarche : diffuser par tous les moyens l'information
sur le don d'organes.
Mis en contact avec la Fédération française des ADOT (Associations
pour le don d'organes et de tissus humains), il a vu que ceux qui
avaient la chance d'être greffés pouvaient mener une vie normale.
Mais ils sont très peu, et la majorité décède, faute d'organes,
faute de donneurs. Fabrice n'a pas cherché à réunir les noms les
plus médiatiques Il a voulu rassembler ceux dont les chansons lui
ont, un jour ou l'autre, offert l'étincelle. Il est très heureux
que Clarika et Jean-Jacques Nyssen aient consacré une chanson plutôt
gaie au thème du don d'organes, sans rien de larmoyant ni de dramatique.
" Comme un seul homme " rassemble quinze duos où il a fait
se croiser les talents les plus reconnus de la musique dite " indépendante
" en France : Jean-Louis Murat, Autour de Lucie, Françoise Breut,
Dominique A, Louis-Philippe, Miossec, Diabologum, Sylvain Vanot,
Les Innocents, Les Fabulous Trobadors, Katherien, Mathieu Boogaerts,
Daniel Darc, Ignatus, Les Little Rabbits… Charlelie Couture et Pierre
Barouh ont aussi tenus à être présents. D'autres, comme Bashung
ou Rodolphe Burger de Kat Onoma, ont encouragé Fabrice, mais pour
des raisons de planning, n'ont pu enregistrer à temps.
" Tous les jours, des gens meurent sur les routes. Beaucoup ne
pensent jamais au don d'organes. Ca touche un domaine très sensible…
On est choqué à l'idée de donner, mais pas de recevoir. Mais il
faut comprendre que quand une personne meurt sur la route, ça fait
une double mort : cette personne et une deuxième qui meurt à l'hôpital,
faute de greffe. " A l'intérieur du disque, chacun trouvera
une carte de donneur. Il peut, s'il est majeur, la signer et la
garder sur lui. S'il lui arrive un malheur irrémédiable et que sa
famille ne s'y oppose pas, il pourra, en faisant don de ses organes,
sauver la vie de ceux qui, comme Fabrice et des milliers d'autres,
ont encore la chance d'avoir des projets et vivent grâce à l'espoir
fragile de les réaliser.
Michka
Assayas, le 6 mars 1998, à l'occasion de la sortie nationale
de la compilation " Comme un seul homme ". |
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