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BONUS
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Une
autre Amérique
De cette Amérique que l’on croit
recroquevillée sur ses angoisses, obsédée
par ses cauchemars, nous parviennent régulièrement
de belles surprises. Rien qu’au rayon chanteuses
folk, Gillian Welch, Mary Gauthier, Paula Frazer
ou Jesse Sykes nous ont transmis depuis 2001, de
magnifiques albums témoignant ainsi de messages
remplis d’espoir. Pour le millésime
2004, voilà deux nouvelles recrues à
découvrir absolument : Laura Veirs
et Natalie Merchant.
Laura Veirs vient de ses montagnes Rocheuses, s’est
installée sur la côte pacifique à
Seattle et ce n’est pas par hasard. Ancienne
étudiante en géologie, elle en a gardé
dans l’écriture de ses chansons une
exaltation des grands espaces et une admiration
pour les éléments naturels (l’eau,
la glace, la mer). Inspirée également
dans cet album par Moby Dick (son père
est baleinologue) et plus particulièrement
par les dessins qui l’ont véritablement
transportés, illustrant une édition
datée de 1930 du livre d’Herman Melville.
« Carbon Glacier » est un album
admirable de dépouillement et d’inventions
sur lequel souffle la tradition folk-rock avec son
arsenal d’instruments (banjo, piano, percussions,
vibraphone, violon) mais juste la dose qu’il
faut de tradition. Elle a su tailler à petits
coups de burin dans l’ancestrale mémoire
musicale américaine pour en faire ressurgir
la modernité, pas mal d’impertinence
et avec une classe indéfectible.
Parmi ces treize titres magnifiques, petites perles
folk teintées de blues, on retiendra «
Rapture » chanson d’une précieuse
fluidité dans laquelle elle rend un hommage
discret à Kurt Cobain, « Shadow
Blues » sur laquelle sa voix est si pure,
si claire et où les cordes se libèrent
dans d’étincelantes cascades, «
Blackened Anchor » avec ses guitares
presque « nirvanesques » ou «
Riptide » qui nous emporte vers de
lointains no man’s lands. A noter que l’ombre
de Nirvana plane aussi sur cet album avec la présence
sur ce dernier titre notamment de la violoncelliste
Lori Goldson qui les accompagnait sur leur «
Unplugged ».
Rares sont les albums qui dès la première
écoute donnent cette impression de perfection,
comme s’il s’agissait d’une flopée
de compositions gravées dans le marbre de
l’inconscient collectif, un album déjà
classique ni plus ni moins, comme s’il avait
toujours existé à nos côtés
pour jaillir soudainement des profondeurs de la
terre, tel un volcan endormi, afin d’en révéler
les plus beaux diamants.
Passé plus inaperçu que celui de Laura
Veirs, le dernier album de Natalie Merchant
n’en est pas moins attachant. Trois ans après
l’excellent « Motherland »,
l’ex-chanteuse des 10 000 Maniacs s’invite
en belle compagnie avec cet album de reprises «
The House Carpenter’s Daughter ».
Elle est allée piocher dans sa collection
de musique folk traditionnelle ou contemporaine
pour y dénicher quelques petites pépites
comme le superbe « Crazy Man Mickaël
» de Fairport Convention ou « Bury
Me Under The Weeping Willow » de la Carter
Family.
Petit bijou de sensibilité, cet album file
léger et souple mêlant habilement folk
acoustique et douces injonctions électriques
parfumées de blues. La voix frémissante
et sensuelle de Natalie Merchant et la simplicité
des arrangements donnent à cette portée
de chansons au teint frais, spontanées, touchantes,
aérées et sautillantes, un tel apaisement
des sens que cet album en devient immédiatement
séduisant. J.M.
LAURA VEIRS « Carbon
Glacier » (Bella Union/V2)
NATALIE MERCHANT « The House Carpenter’s
Daughter » (Myth America Record/Harmonia Mundi) |
BO
CINEMA
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THE
NO SMOKING ORCHESTRA VERSUS EMIR KUSTURIKA
Les musiques des film d’Emir Kusturica
sont toujours chargées en émotion
et sont synonymes de dépaysement. Son nouveau
film La vie est un miracle est dans les salles depuis
sa récente présentation en sélection
officielle au Festival de Cannes dernier. Bien que
celui-ci n’est obtenu aucun prix, cette histoire
de chemin de fer touristique sur fond de guerre
est toujours portée par l’œil
et la main du maître. Ce disque est une façon
de prolonger notre plaisir visuel et surtout auditif
… et de continuer à croire que la vie
est un miracle. F.P.
THE SMOKING ORCHESTRA & EMIR KUSTURICA
BO du film La vie est un miracle (Barclay/Universal) |
BLUES-ROCK
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LA
FEMME EST L’AVENIR DU BLUES-ROCK
(Pat)ricia Smith et (P)olly (J)ean Harvey sont
deux créatrices incontournables du blues
rock international. Si Patti Smith
est New-Yokaise, fille d’une chanteuse de
jazz, PJ Harvey, elle, est issue
d’une famille hippies, originaire du sud de
l’Angleterre. Quand l’une devient une
artiste essentielle avec son chef-d’œuvre
Horses en 1975, l’autre passe une enfance
paisible avec ses parents qui idolâtrent Bob
Dylan et qui organisent des concerts de blues et
de jazz au village, accueillant des musiciens à
la maison. Si leur situation géographique
est diamétralement opposée, leur vie
respective semble être accompagnée
d’une bande son musicale perpétuelle
et d’une véritable frénésie
pour la religion. Patti Smith et PJ Harvey ont bien
d’autres similitudes comme leur androgynie,
leur passion des livres, de la peinture et des arts
en général. Fin avril dernier, Patti
Smith, discographiquement silencieuse depuis quatre
ans, faisait un retour médiatique avec Trampin,
un disque aux accents de peace, love & Harmony
en réaction à la politique menée
par le président Bush junior. Une œuvre
revêche comme pour mieux réveiller
les esprits endormis. Elle y attaque par un Jubilee
qui sonne garage-rock, elle enchaîne avec
des ballades déjà incontournables
sur les ondes Mother Rose, Cartwheels puis elle
alterne entre les tempêtes et les accalmies
musicales comme des coups de gueules ou des coups
de spleen. Patti Smith et son groupe (Lenny Kaye,
Jay Dee Daugherty, Oliver Ray et Tony Shanahan)
continuent à imposer son excellence dans
le paysage blues-rock / folk-rock contemporain.
De son côté, PJ Harvey effectue un
retour très attendu à la suite de
son monumental Stories from the city, stories from
the sea qu’elle nous a livré en 2000,
mais cette fois-ci, elle s’est débarrassée
des fioritures. Uh huh her est l’envers du
décor d’une PJ Harvey, belle-fille
idéale. Le côté sombre, brut
et épuré reprend le dessus comme à
l’époque de Dry ou 4-Track demos. Un
disque de folk-rock intense et imprévisible
. Il ne vous reste plus qu’à apprivoiser
ses nouveaux titres Shame, Who the fuck, The letter,
The slow drug , The end pour dompter cette œuvre
chevaleresque Uh huh her, toujours produite par
Rob Ellis et Mick Harvey. La femme n’est pas
uniquement l’avenir de l’homme, elle
est aussi celle qui s’aventure sur les sentiers
inconnus de la création comme pour mieux
pour se mettre en abîme.F.P.
PJ HARVEY Uh huh her (Island/Universal)
PATTI SMITH Trampin (Columbia/Sony Music)
Déjà dans les bacs
PJ Harvey en concert, le 23 juin
à Paris-Zénith – le 1er Juillet
au Festival de Fourvières (Lyon) –
le 3 Juillet aux Eurockéennes de Belfort
Patti Smith en concert, les 7 et 8 juillet à
Paris (Bataclan) – le 21 au Nice Jazz Festival
et le 24 Juillet aux vieilles Charrues à
Carhaix
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HOMMAGE
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BRASSENS,
LES COPAINS D’ABORD
Miossec, Yann Tiersen, Keren Ann… Ils
étaient quasiment tous présents, en
cet automne 2001, sur un album hommage Les Oiseaux
de Passage qui commémorait les vingt
ans de la disparition de Georges Brassens.
La jeune garde rock de la chanson française
voulait ainsi montrer son respect et son attachement
à celui que l’on a souvent trop brièvement
qualifié de poète, mais qui en réalité
était beaucoup plus que cela. Brassens, c’était
aussi l’expression d’une liberté
; un chroniqueur du réel ; et un phrasé
vocal inimitable… Ce que prouvent encore aujourd’hui
les 24 chansons réunies sur ce disque. Mais
c’est aussi l’occasion d’exploiter
à nouveau le fond de catalogue d’une
figure emblématique de la chanson française
dont dispose une maison de disque … Les ayants-droits
n’ont plus beaucoup de scrupules aujourd’hui.
Pour les retardataires ou pour les nouvelles générations…
F.P.
GEORGES BRASSENS Best Of – Les
Copains d’abord (Mercury/Universal) |
| MYTHE
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MORRISSEY,
THE KING IS ALIVE
En 1986, le leader
des Smiths chantaient The Queen is dead.
Aujourd’hui, Morrissey est
bel et bien vivant. Sans donner de véritables
nouvelles depuis son dernier concert à Paris,
le 30 septembre 2002 à l’Olympia, où
il avait cassé la baraque en remplissant
cette salle mythique plus vite que Bryan Ferry,
une rumeur persistait sur les difficultés
qu’il rencontrait pour trouver une maison
de disque. En effet, comme à son habitude,
Morrissey souhaite avoir le contrôle sur tout
et l’industrie du disque ne l’entend
plus toujours de la même oreille. Le pari
relevé par Sanctuary Records est d’ores
et déjà récompensé à
plus d’un titre : You are the quarry
est l’une des plus grosses ventes jamais réalisée
par Morrissey et même les Smiths ; et cet
album, qui interrompt sept années de silence,
est tout simplement prodigieux. Mozzer, que l’on
croyait définitivement perdu, vient de refaire
surface avec un disque lumineux, produit par Jerry
Finn (Blink 182, Green Day) où l’on
peut entendre des nouvelles chansons qui s’apparentent
à de vrais instants de bravoures contre lui-même,
contre l’Establishement, et le monde qui l’entoure
La voix de Morrissey est intacte et la justesse
de son chant semble atteindre ici, encore un niveau
supérieur. You are the quarry est
le disque d’un émigré mancunien
solitaire qui observe depuis sa tour d’ivoire,
la patrie de l’Oncle Sam et qui relève
tous ces travers. America is not the world,
The world is full of crashing bores, I’m not
sorry, All the lazy dykes, How can anybody possibly
know how i feel ? sont autants d’instantanées
musicaux qui magnifient l’écriture
de cet éternel poète de la pop-music.
S’il ne fallait retenir qu’un titre
de cette résurrection, ce serait sans hésitation
: I have forgiven Jesus. Ce disque est
le compagnon idéal comme bande musicale pour
cet été 2004. F.P.
MORRISSEY You are quarry (Sanctuary/bmg).
Déjà dans les bacs
Sites internet : www.morrisseymusic.com
www.sanctuaryrecordsgroup.co.uk |
TALENT
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NADA
SURF ON THE NEW WAVE
Matthew Caws, Daniel
Lorca et Ira Elliot composent le trio New-Yorkais
Nada Surf qui compte trois albums
à son actif : High/low , Proximity Effect
, et Let Go. Depuis quelques mois, un
live In Brussels est paru, retraçant l’esprit
de la grande tournée internationale que le
groupe a effectué en 2003. Avec ce dernier,
Nada Surf rend hommage à sa façon à
tous les groupes avec lesquels ils ont grandi (The
Modern Lovers, Big Star, New Order, etc.), ainsi qu’à
leurs acolytes d’aujourd’hui (Flaming
Lips, Guided by voice, Frank Black, Teenage Fanclub,
etc.), prenant le meilleur du rock et le meilleur
de la pop pour l’interpréter à
leur façon. Un disque éblouissant avec
des versions en concert de Inside Of Love,
Blizzard of 77, Popular et Stacemate
qui s’égare sur les traces d’un
Love Will tear Us Apart improvisé de Joy Division…
De quoi nous faire regretter encore plus leur rendez-vous
manqué de Sédières. Live
In Brussels est une mince consolation, en attendant
leur prochaine venue en Corrèze. F.P.
NADA SURF Live In Brussels (Labels/Emi-Music).
Déjà dans les bacs – Existe aussi
en DVD
Site internet : www.labels.tm.fr/nadasurf
www.nadasurf.com |
CULTE

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EGERIE
INITIALS J.B.
Aujourd’hui, il est
devenu important pour les icônes de la chanson
d’hier de pouvoir s’afficher au côté
de la nouvelle scène française actuelle,
ou vu sous un autre angle, il est bien senti que
les nouveaux talents soient, en quelque sorte, parrainés
par leurs pairs. Après le discutable Arabesque,
Jane Birkin fait son grand retour
avec un nouvel album au concept moins original qu’il
n’y paraît ; en tout cas dans la forme,
mais qu’il l’est beaucoup plus dans
le fond grâce au prestigieux casting que celle-ci
a su mobiliser autour de son nom et de ce projet.
Rendez-vous est un disque contenant 14 duos inédits
avec pour fil conducteur : la présence et
la voix inimitable de Jane Birkin, la Chérie
Jane éternelle de Serge Gainsbourg. Pour
en revenir au casting, Jane Birkin est peut-être
l’une des rares à pouvoir réunir
autour de son nom, des artistes tels que Brian Molko,
Manu Chao, Beth Gibbons, Bryan ferry, Paolo Conté,
Françoise Hardy, Alain Souchon, Etienne Daho,
Miossec, etc… L’album ouvre sur le titre
Je m’appelle Jane en duo avec Mickey
(3D), déjà maintes fois matraqué
sur les ondes, mais dont on a du mal à se
lasser pour l’impertinence d’écriture
de Mickael Furnon et la répartie d’une
Jane Birkin joueuse et en pleine forme. On peut
tout aussi bien saluer les duos de Jane et Miossec
qui reprennent Pour un flirt avec toi,
de Jane et Manu Chao qui chantent à tue-tête
Te souviens-tu ?, le Smile de
Jane et de Brian Molko, mais surtout les duos magnifiques
de Jane et de Beth Gibbons avec le titre Strange
Melody ou de Jane et de Feist avec le titre
The simple story, qui confirment l’immense
talent d’interprète de Jane Birkin,
lorsqu’elle chante dans sa langue maternelle.
On en viendrait presque à regretter qu’elle
ne l’est pas fait plus tôt et plus souvent.
A découvrir, ne serait ce que pour l’entendre
chanter dans sa langue natale. Etonnant.
JANE BIRKIN Rendez-vous (Capitol/Emi-Music).
Déjà dans les bacs
Site
internet : www.janebirkin.net
www.anno.co.uk
BIRKIN/GAINSBOURG
FOR EVER
A la demande de son ancienne
maison de disque et parallèlement à
ce nouvel album signé chez Emi, une compilation
des morceaux phares qu’elle a enregistrée
sous l’aile de son mentor Serge Gainsbourg
vient de faire son apparition dans les bacs. Un
disque supplémentaire, un pillage de plus
pour une exploitation commerciale diront les mauvaises
langues, un témoignage indispensable leur
répondront les inconditionnels. En fait,
cette compilation permet une fois de plus de s’immerger
dans l’œuvre de Gainsbourg et d‘appréhender
le duo de l’artiste et de sa muse. Tous les
chefs-d’œuvre y passent : Je t’aime
moi non plus, La décadanse, Di doo dah, My
chérie jane, Ex-fan des sixties, Baby alone
in babylone, Quoi, La chanson de Prévert
en live au Casino de Paris, La gadoue des
moins connues comme Mon amour baiser, La chanson
du film slogan, Banana boat, Bébé
gai, Lost song, Rien pour rien, Si ça
peut te consoler, et le summum restera cette chanson
prémonitoire qui lui a offerte : Fuir
le bonheur de peur qu’il ne se sauve.
Gainsbourg aura cette suprême élégance
de donner le dernier mot aux femmes. Comme toujours.
Après son propre album Birkin, Bambou et
Paradis auront un droit de réponse. Et sur
sa tombe, ce sinistre jeudi 7 mars 1991 où
il est temps de s’en aller dormir dans l’humus
du cimetière Montparnasse, c’est Catherine
Deneuve qui lira, face au cercueil, les vers de
Fuir le bonheur qu’il ne se sauve. Malgré
la vie de patachon que l’on prête à
Serge Gainsbourg , Jane Birkin restera à
jamais indissociable de son œuvre.
JANE BIRKIN Best Of (Mercury/Universal)
Jane Birkin sera présente au Festival
de Chanteix «Chanteix Chante », le 6
Août 2004 sous le Grand Chapiteau à
22h00. |
SURPRISE
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LILLE
2004 , CAPITALE EUROPEENNE DE LA CULTURE
2004, 10 nouveaux pays
entrent dans la communauté Européenne
et bientôt, nous allons nous rendre aux urnes
pour élire nos représentants au parlement
de Strasbourg. Tout cela pour vous dire que ce disque
est un témoignage de Lille 2004,
comme si vous y alliez, comme si vous y étiez,
comme si vous en reveniez… Un voyage musical
contacté par la maison de disque Barclay où
vous pourrait y découvrir Feist, Gotan
Project, Goran Bregovic, Howie B, Magyd Cherfi, Tiken
Jah Fakoly Rachid Taha et Terry Callier.
Un monde parallèle sonore comme une découverte
de terres inconnues. En effet, le nord c’est
un peu le pôle nord pour les gens du Limousin.
MONDE PARALLELE Lille 2004 (Barclay/Universal).
Déjà dans les bacs |
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