> MAI / JUIN 2005


BARBARA CARLOTTI / Chansons
On avait déjà évoqué la sortie de nouvelles chanteuses dont le nom est à retenir dans notre édition de Mars/Avril 2005 (Kronics CD / Saison des filles). Barbara Carlotti fait partie de cette sélection et je vous propose de vous en faire une plus ample présentation. Entre autre danseuse dans la compagnie de la chorégraphe Julie Desprairies, actrice-chanteuse dans le film cinématographique « Vert Paradis », attachée de presse de quelques jazz-men, cette femme touche-à-tout est aussi auteur-compositeur-interprète. Après une formation au chant lyrique, puis dans le jazz, Barbara Carlotti s’est lancée dans la pop originale et elle y réussit avec brio. Son premier album, autoproduit, intitulé simplement « Chansons », comprend sept chansons pleines d’humour et de gravité à la fois. Cette artiste nous emmène dans des lieux et des atmosphères différents (Tunis, Cannes, Paris-Plage). Son style, bien à elle (et c’est une très bonne chose !), dégage beaucoup de fraîcheur, parfois de moquerie douce. Son album se vend uniquement sur Internet mais ça marche. Alors n’hésitez plus ! C.H.
Ce Cd comprend également un clip vidéo « Tunis »
Mes préférées : Peu importe, Anaïs, Paris-plage

Barbara Carlotti - Chansons (Barbara Carlotti – Eté 2004)
Sites Internet : http://www.barbaracarlotti.com



LA GALETTE DU ROI
« RESILIENT RESIN AND OPTICAL REST » MINI ALBUM DE SEPT TITRES DE CARLOSOUND SORTI EN FEVRIER DERNIER.
Demande à ta grande sœur, on avait rencontré Carlosound au printemps 2002 (interview dans Subculture - le magazine - n°4). Et après ? T’as-t’elle causé du festival de Sédières l’été suivant où le groupe était en très bonne compagnie (Tinderstiks, The Notwist), puis un premier EP en 2003 (Space Echo), et un second en 2004 (Resilient Resin).
Et cette année, heureuse surprise, Carlosound a pris de l’épaisseur. Pas dans le sens gras du bide, non, mais de l’ampleur, de l’envergure, et même un petit peu plus d’âme grâce aux voix attachantes de Fanny, Jérôme et Nico venues se rajouter dans le décor, sans oublier la participation de l'exceptionnel M. Milton pour les textes.
Et toujours avec ce son - on aime le son de Carlos – ce son où s’entrecroisent tensions et mélodies, où se concassent rock noisy et pop aérienne. Entre deux coups de sang, résistent quelques poses, quelques respirations et l’on apprécie l’impeccable retenue de ces passages faussement apaisés, plaisamment décalés. Douces violences et dissonances rugueuses, apparitions sensibles qui mobilisent le corps et l’esprit.
Repéré par les Inrocks*, Carlosound est dans tous ses états. Les tullistes ont-ils créés leur propre marque de fabrique que « Les Inrocks » ont élégamment baptisé en leur honneur « post-post-rock » ? Nous, on dit : pas mieux, ça leur va comme un gant.
Zoom toujours et grand soleil à l’horizon avec l’enregistrement d’un nouvel album avec Denis Clavaizolle (clavier de Daniel Darc) à la production. Une première session est déjà programmée pour juin, et retour à la mine en fin d’année pour le reste de l'enregistrement. Quant aux concerts, Carlosound se produira au festival Catalacum de Chaptelat le 2 juillet et à Vassivière le 16 juillet. Une date est également prévue le 5 novembre à Limoges. Et dans ses terres corréziennes ? Sans doute un concert avant la fin de l’année, on va suivre ça de près. J.M.

CARLOSOUND “Resilient Resin and Optical Rest” (autoproduction) vous pouvez le commander contre 10 € (port compris) par courriel à carlosound@altern.org plus d’infos et écoute sur www.carlosound.com

*chronique du cd de Carlosound dans le n°485 des Inrockuptibles du 16 mars 2005, www.lesinrocks.com




Kafka
Kafka… Ca s’entend pas, ça s’écoute. Aux limites de l’expérimental, ce groupe clermontois explore les frontières du rock là où Pink Floyd et autres King Crimson (influences déclarées) les avaient laissées.
Guitares et batterie omniprésentes invitent à un voyage quasi intitiatique (substances illicites ou pas). Les plus nostalgiques – les plus anciens aussi - se souviendront avec tendresse en écoutant Kafka, de ces longues après-midi dans le noir, la tête dans les limbes du rock, le cul sur la moquette salie de trop de mégots et de bière, à se délecter des gymnastiques sonores de la douce machine ou du roi Crimson.
Mais Kafka ne joue pas cette carte-là. Ici pas de retour en arrière mais un bolide puissant et affûté qui bouscule, renverse nos gentils neurones pour, au final, nous séduire absolument. P. C.

C’est en septembre 2004 qu’est sorti « Kafka » le premier album éponyme du groupe.

Le site de Kafka vaut le détour – http://kafka.act.free.fr




LES OREILLES LOIN DU FRONT
Soutenir une action en écoutant la musique que l’on aime, c’est possible avec cette compilation de Ras l’front. On y retrouve avec plaisir les habitués de ce genre d’initiative (Manu Chao, Les Têtes Raides, Massilia Sound System), ceux qui se sont engagés aux côtés de Ras l'front depuis plusieurs années (Lofofora, Tagada Jones, Los Tres Puntos) ainsi que beaucoup d’autres (Ya Basta !, Fatals Picards, Gilbert et ses Problèmes, Frères Misère, etc.). Certains ont même enregistré des inédits à cette occasion comme Manu Chao avec la chanson "Dans mon jardin". Tous ces titres, 16 au total, ont bien sûr été sélectionnés pour rappeler les luttes que mène Ras l'front depuis sa création en 1990 (contre l'extrême droite, soutien aux sans papiers, pour la mémoire, contre les lois sécuritaires, etc.). J.M.

« Les Oreilles loin du Front » compilation de soutien au réseau Ras l'front, disponible auprès de Ras l'front Corrèze (BP 544 19015 Tulle cedex), plus d’infos sur www.raslfront.org


Magicien du son
Deux ans après "Shine", Daniel Lanois revient avec un album instrumental. Producteur de U2, Brian Eno, Bob Dylan ou encore Peter Gabriel dans les années 80, le canadien n'a seulement que quatre albums à son actif depuis le sublime "Acadie" en 1989. Il navigue toujours près des rivages intimistes du folk et du blues mais s'aventure aussi sur cet album du côté de Calexico et de Ry Cooder en capturant la sérénité mélancolique des grands espaces du sud-ouest américain. Même si on peut regretter l'absence de sa voix limpide à l'écoute de ce disque, on est bercé à nouveau par le son d'une émouvante stell guitare. A noter les contributions du pianiste virtuose Brad Meldhau et de Brian Blade, batteur de Dylan et de Joni Mitchell. Cette "Belladonna" est un pur délice, à consommer sans modération. J.M.

DANIEL LANOIS "Belladonna" (Anti Records/Pias) sortie le 6 juin


Le retour du Boss
L’histoire raconte qu’au lendemain des élections présidentielles américaines – Springsteen, avec REM, s’était battu contre le candidat Bush -, c’est un album fin prêt qui passa à la poubelle. Le Boss déçu par sa propre défaite décida en effet de se remettre au travail et de proposer au monde un album plus protest-song que rock’n roll. Délaissant son E-Stree Band et ses guitares rugissantes, Bruce Springsteen nous revient donc avec un album explorant des chemins déjà empruntés par le passé, à la limite du rock, de la country-folk dans l'esprit d'un Bob Dylan ou d'un Woody Guthrie et où il est encore et toujours question de l’Amérique profonde, mais aussi de l’Irak et de la guerre. Dans la lignée de « Nebraska » et de « The Ghost Of Tom Joad", à mille lieux de "Born in the USA", c’est par l’intime et la puissance lyrique que ce nouvel album nous touche. P.C.

BRUCE SPRINGSTEEN - Devils & Dust - Inclus 1 DVD – (Columbia)


Sunday Drivers
Découvertes au hasard d’un zapping télé, les espagnoles de Sunday Drivers ne quitte plus le lecteur CD du chroniqueur. “Un groupe de Toledo qui sonne comme un groupe californien ou de Manchester. De la bombe!” écrit le Rolling Stone ibérique. Et c’est vrai qu’il ne faut pas longtemps pour devenir accro au tempo pop de ces conducteurs du dimanche passablement influencé par les Beatles… Mais,les entêtés de la référence penseront aussi au Byrds ou encore au Band, le groupe mythique qui accompagna longtemps Bob Dylan. Orfèvres en « pop songs » délicates, raffinées et, répétons-le, fichtrement addictives, les chansons de ces natifs de Toledo devraient cartonner cet été et plus ssi affinités. P.C.

SUNDAY DRIVERS - Little Heart Attacks (Naïve)



DEUX NOUVEAUX LABELS BIEN INSPIRES
Après la disparition du mythique Label Lithium de Vincent Chauvier (Dominique A, Diabologum, Bertrand Betsch, Jérome Minière, Delaney, etc.) et du label Rosebud d’Alan Gac (Chelsea, Lighthouse, Katerine, Luke, Doriand) ; de nouvelles initiatives éclosent comme Talitres et Les Disques de L’Artisan. En effet, le seul moyen de résister et de faire front face aux majors qui ne cessent de fusionner pour accroître leurs bénéfices tout en développant une culture de plus en plus monopolistique et standardisée, la création et l’action des labels indépendants est de plus en plus indispensable pour défendre une certaine diversité culturelle. Aujourd’hui, le travail de fond de certains labels indépendants permet d’obtenir enfin ses fruits. Au Midem dernier, l’industrie du disque a salué la bonne santé de tous ces petits labels qui investissent en leur âme et conscience sur l’avenir. Ils sont l’alternative à la force de vente des majors et s’inscrivent comme les têtes chercheuses musicales qui se donnent le temps et qui peuvent se permettre de véritablement réaliser du développement artistique. F.P.

Entretiens exclusifs avec Daniel Findikian des disques de l’artisan (Paris) et de Sean du label Talitres (autre indépendant installé à Bordeaux). INTERVIEW

Contacts :

TALITRES - 12 place de la victoire 33000 Bordeaux -
Tél: +33 (0) 5 56 91 71 45 - www.talitres.com

ARTISAN - 218 rue des Landes 78400 Chatou - artisan@hotmail.fr



Jack Johnson est de retour
Le champion de surf le plus connu de ma discothèque est de retour après deux ans de silence. « In Between dreams » a été réalisé en collaboration avec Mario Caldato Junior, connu pour ses travaux avec les Beastie Boys et Beck. De ballades languides en rocks fatigués mais comme en apesanteur, Jack Johnson nous raconte ses histoires d’amour et le monde comme il ne va pas. Il se permet aussi de chanter quelques paroles en français pour nous dire qu’il ne le comprend pas, de troquer parfois la guitare pour l’accordéon… et on aime çà. Définitivement le surfeur le plus attachant de nos discothèques. P.C.

JACK JOHNSON In Between Dreams
(Umg Recordings/Universal Music)

DVD


Best of Bowie
Encore, direz-vous ? Et vous aurez raison… Mais il s’agit-là d’une réédition d’un double DVD paru en 2002 des clips de l’artiste vendus à moins de 15 euros. C’était juste, au cas où vous ne l’auriez pas déjà, histoire de vous faire partager un bon plan économie. P.C.

Best of Bowie (double DVD EMI)

 

 

 

Murat pour toujours
"Mockba" (Moscou) a été écrit par JLM en 2004 et enregistré début 2005 avec son équipe habituelle, Fred Jimenez à la basse et Stéphane Raynaud à la batterie. Soit quatorze titres auxquels participent Camille et Carla Bruni. Certains arrangements de cordes sont signés par l’anglais Dickon Hinchliffe des Tindersticks) ou la Française Marie-Jeanne Serero.
Bref, du beau monde pour un nouvel opus de l’amoureux éternel. Dans la lignée de son avant dernier album « Lilith », ce Moscou recèle quelques pures merveilles mélodiques sur lesquelles la voix de Jean-Louis Murat dépasse largement le mur des émotions. Touché, coulé et on en redemande. Généreux, l’artiste ne nous comble pas seulement de ses propres mots mais aussi de ceux de P.J Béranger, un poète et chansonnier célèbre du XIXe siècle. Et vous savez quoi ? Ca marche ! Comme si cela avait été écrit hier. Quand deux phraseurs – dans le sens noble du terme, bien sûr-, se rencontrent à travers les siècles, cela donne un album admirable d’intelligence et de sensualité amoureuse. Et, n’en déplaise à ses détracteurs Murat, qui dit souvent par pudeur ou (modestie) ne faire que son boulot de chanteur, le fait avec bien plus de sincérité et de talent que bon nombre de nos goitres chantants aux rimes usagées… Il le prouve encore une fois. C’est écrit et tout est dit.
Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’univers de P.J Béranger, rendez-vous sur le site de Jean-Louis Murat. Vous pourrez y télécharger « 1829 » un album dans lequel JLM met en mélodies et en voix une douzaine de titres de ce chansionner-poète.
P.C.

MURAT DES VILLES, MURAT DES CHAMPS
ENTRE LA PROSE ET LA VERSIFICATION

Le prolixe Jean-Louis Murat revient à nouveau à la une des tabloïds avec une triple actualité. Son avant-dernier album Mockba est sorti le 14 mars dernier. Un nouvel opus où il rend hommage à Pierre-Jean Béranger, célèbre poète et chansonnier français du XIXème siècle, sera lui dans les bacs à partir du 03 Mai prochain. Actuellement, on peut le découvrir dans notre hexagone avec son nouveau tour de chant. F.P.

En prévision au Festival de Sédières.

Mockba – Jean-Louis Murat (EMI)
1829 – Jean-Louis Murat (EMI)
Site internet : www.jlmurat.com


NEW ORDER… FROM THEM TO ETERNITY…
La musique de New Order (voix de Bernard Summer, basse de Peter Hook, batterie de Stephen Morris) a toujours eu cette faculté de mettre du soleil dans les cœurs et les esprits … Pour rappel, à Manchester (Quand plus rien n’allait… Quand le ciel était bas et gris… Quand Ian Curtis a mis fin à ses jours, il subsista cette volonté de trancher avec la musique de Joy Division)… Le mythe New Order était né. Dans les années 80/90, que ce soit avec le rock, la pop, la dance et l’électro, New Order a toujours été en avance sur son temps et leur musique a toujours été annonciatrice des modes à venir. Dernièrement avec leur précédent et inattendu Get Ready, ils nous avaient encore prédit ce grand retour des guitares et ce revival rock comme celui des Stokes, White Stripes, The Kills, Killers et autres Bloc Party.
Waiting For The Siren’s call, ce nouvel opus de New order reste malgré tout un album inégal avec des morceaux phares comme Who’s Joe ? Waiting For The Siren’s Call, Krafty, Dracula’s Castle et d’autres compositions beaucoup plus anecdotiques. Si l’on doit faire référence avec une partie de leur carrière, nous pouvons dire que ce disque peut apparaître à la suite de la trilogie Substance, Technique, Republic. Malgré leur âge avancé (bientôt la cinquantaine), les musiciens de New order abhorre toujours cette envie de jouer ensemble et de mener leur profession de musiciens comme ils l’entendent. Attendons la suite, si suite il y a. Ils nous surprennent toujours là où on ne les attend pas. Très belle pochette de Peter Saville, le graphiste attitré du groupe. Yes or No, no comment… F.P.

NEW ORDER Waiting For The Siren’s Call (London Records/Warner Music)

Site internet : www.saville-associates.com - www.neworder.com
CHRISTOPHER O’RILEY… IRREMEDIABLEMENT FAN DE RADIOHEAD
La venue du New-Yorkais Christopher O’Riley fut l’un des événements pour ne pas dire l’événement du Festival de Sédières 2004. En ce dimanche 25 Juillet dernier, il ouvrit, seul au piano, la soirée The Birthday Cake, The Film, Dionysos avec un programme entièrement dédié au plus grand groupe de rock de nos jours : Radiohead. L’effet fut garanti, la majeure partie du public présent pour ovationner Dionysos, accueillit en triomphe ce pianiste hors du commun. Après un premier album entièrement dédié à la musique de Radiohead, True Love waits – Christopher O’Riley Plays Radiohead, sorti en 2003, il récidive cette fois encore avec Hold Me To This – Christopher O’Riley Plays Raduiohead. Le talent de Christopher O’Riley est qu’il joue au piano en solo ses transcriptions de Radiohead, un exercice de style époustouflant. Cette fois encore, il pioche en grande partie dans la discographie du groupe à l’exception du premier album Pablo Honey. Sur ce second disque, ils jouent des morceaux de The Bends, Ok Computer, Kid A, Amnesiac et du dernier chef d’œuvre Hail To The Thief. Une autre façon d’appréhender l’œuvre de Thom Yorke et des siens. On ne le répétera pas assez, découvrez ce jeune pianiste américain, vous ne le regretterez pas. S’il figure parmi les nouveaux talents dans le secteur de la musique classique, il ose s’attaquer à l’héritage de l’un des groupes de rock les plus intriguant de ces dix dernières années, touchant ainsi à un mythe vivant du rock contemporain. F.P.

CHRISTOPHER O’RILEY PLAYS RADIOHEAD Hold me to this (World Village/Harmonia Mundi)

Site internet : www.christopheroriley.com

DVD

RADIOHEAD EN DVD(s) … EN ATTENDANT LE PROCHAIN CHAPITRE…
La bouche menteuse la plus gigantesque de tous les temps est un sous-titre - en forme de dédicace toute particulière – à l’intention de Georges W Bush Junior auquel le groupe Radiohead s’est opposé lors de la dernière campagne présidentielle américaine. Mais comme vous le savez, une grosse partie de l’Amérique en a voulu autrement. Ce DVD de Radiohead est un projet singulier concocté avec la complicité de vidéastes professionnels et/ou amateurs qui se sont livrés à l’exercice de style de réaliser des (mini)clips pour illustrer leur propre vision et l’impression que leur procure le son du groupe le plus populaire de Grande-Bretagne. 24 films courts avec la musique de Radiohead. Ce DVD est un document au concept original qui peut être visionné de façon aléatoire. Une somme d’images et de recherches visuelles signées Ebba Erikzon, James Field, Rick Hind & Ajit N.Rao, Vernie Yeung, Ed Holdsworth, Cath Elliott, Paulo Neves, Pablo Etcheverry, etc… Des découvertes, quelques ratés et des chefs-d’œuvre comme ce Where I End & You Begin sur la deuxième partie du DVD. Un apéritif de choix en attendant la suite de l’aventure Radiohead.

Aux dernières nouvelles, l’enregistrement d’un prochain album du groupe est en préparation et les musiciens prennent toujours autant de plaisir à se retrouver pour jouer des morceaux et explorer de nouveaux espaces… Alors que les 400 000 téléspectateurs de la chaîne britannique Channel 4 ont fait d’OK Computer, leur album préféré de tous les temps. Il fait ainsi suite au Sergent Pepper’s des Beatles, élu il y a cinq ans. Thom Yorke a en outre récemment joué en public une toute nouvelle chanson de radiohead, intitulé House Of Cards. Un autre morceau inédit du groupe, Arpeggi, avait précédemment été joué lors du Ether Festival.F.P.

RADIOHEAD The Most Gigantic Lying Mouth Of All Time (EMI/DVD Import)
RADIOHEAD 7 Television Commercials
(Parlophone/Emi)
RADIOHEAD Meeting People Is Easy
(Parlophone/Emi)

Site internet : www.radiohead.com ou www.waste.uk.com

DVD

CD

DES CHEVAUX VAPEURS AU GALOP DU ROCK… AUJOURD’HUI EN DVD
Pour ceux qui étaient présents au festival de Sédières en 2000, la fantastique prestation de David Eugene Edwards, accompagné de Pascal Humbert et de Jean-Yves Tola (ses acolytes des 16 Horsepower) doit encore hanter vos mémoires et demeurer comme un des concerts événements auxquels vous avez pu assister. On peut dire à ce jour que ce fut l’un des plus grands moments du pôle Musiques Actuelles du Festival de Sédières, tout millésime confondu. Aujourd’hui, alors que le groupe est disloqué, vous pouvez (re)découvrir en DVD le son et l’intensité du rock habité des 16 Horsepower sur un DVD exceptionnel. Une interview avec le groupe, un dialogue entre David Eugene Edwards et Paul Epstein, les coulisses de la tournée, des vidéos, des extraits «live» dont une reprise du Heart and Soul de Joy Division sont autant de documents qui vont vous faire revivre l’épopée de cette fabuleuse chevauchée musicale. Un objet incontournable pour les inconditionnels des 16 Horsepower.
David Eugene Edwards débuta Woven Hand suite à une tournée européenne de son groupe 16 Horsepower. Après tant d’intensité avec les 16 HP, il paraissait essentiel pour lui de s’octroyer une pause et de mener à bien un projet parallèle, projet qui depuis se développa pour devenir au fil des années un peu plus qu’une simple échappée solitaire. Après un premier album éponyme, un second intitulé Blush et ce dernier Consider The Birds sorti le 16 novembre dernier, David Eugene Edwards poursuit ici sa quête : une œuvre quasi-mystique, hypnotique, empreinte d’une beauté sombre et frissonnante. Une musique qui s’inscrit comme intemporelle. F.P.

SIXTEEN HORSEPOWER 16 HP (Glitterhouse Records/Talitres) - DVD
WOVEN HAND C
onsider The Birds (Glitterhouse/Chronowax) - CD

Site internet : www.16horsepower.net - www.talitres.com


DVD

SERGE GAINSBOURG, UNE ETOILE SUBSISTE… FOR EVER
D’autres nouvelles des étoiles de ce fils d’immigré russe qui était fier d’arborer son étoile jaune durant l’occupation. Titre empreint d’une véritable symbolique pour cette nouvelle anthologie de ce musicien, compositeur, interprète, peintre, écrivain et réalisateur génial.
Ce coffret deux DVD de luxe nous offre l’occasion de réentendre la musique et de revoir les images de l’incontournable et inestimable Serge Gainsbourg. 4h40 de musiques et d’interviews, son remasterisé, images restaurées et l’intégralité inédite du tournage de Melody Nelson. En somme, un document unique qui comblera les fanatiques de Serge Gainsbourg. Exceptionnel. F.P.

SERGE GAINSBOURG D’autres Nouvelles des Etoiles (Mercury/Universal) – DVD

 

FORT ALAMO
Alamo Race Track est la révélation de ce mois. Jugez plutôt, des Hollandais avec une basse ténébreuse à la Joy Division, les guitares entrelacées façon Television, les chœurs et les cordes à la Tindersticks, des pop-songs à la Sparklehorse et le crash idéal des influences, comme chez Deus. Birds at Home est un album totalement sidérant. Un décollage en douceur avec Don’t Frighten Them, une première perturbation avec Happy Accidents, une montée en puissance avec We Like To Go On et la vitesse de croisière est atteinte avec Trunk. Un premier album éblouissant et intense. A suivre. F.P.

ALAMO RACE TRACK Birds At Home (Fargo)

Site internet : www.fargorecords.com

En prévision au Festival de Sédières.

 


STEEPLE REMOVE OU LE RETOUR EN GRACE DE LA NOISY EXPERIMENTAL
Curiosité Subculture, mais malgré tout ce que l’on pourrait croire, Steeple Remove n’est pas véritablement une nouveauté. Ils sont déjà responsables d’un premier disque sorti en 1998 sur Sordide Sentimental. Ces rouennais, faisant régulièrement escale en Angleterre, ont été récemment repérés par le label 3rd Side Records, lors d’une affiche commune à Londres avec Syd Matters (Lauréat du CQFD des Inrockuptibles). Leur nouveau Single 5 titres arrive sur nos platines avec une musique expérimentale qui dépoussière quelque peu le côté fashion du revival rock auquel on ne peut plus échapper aujourd’hui. Les références sont plutôt à chercher du côté des My Bloody Valentine et autres Slowdive, ou à la limite auprès des maîtres que sont Brian Eno ou encore les groupes Kraftwerk et Can. Vous l’avez compris Steeple Remove s’acoquine plus avec la noisy pop, les ambiances psychédéliques, aquatiques voire schizophréniques. Attendons la suite…
Après Londres, Brighton, Lille, Evreux, Lyon, Paris, ils joueront chez eux à Rouen, le 07 Mai et le 04 juin prochain au Havre. L’enregistrement de leur prochain album est prévu pour la fin de l’année. A suivre.F.P.

STEEPLE REMOVE EP
(3rd Side Records/Chronowax)

Site internet :
www.steepleremove.com ou www.thirdsiderecords.net

PIERS FACCINI, LE NOUVEAU PETIT PRINCE DE LA PLANETE BLUES-FOLK
Un nom italien et des chansons en anglais pour ce nouveau songwritter qui a éclos en 2004. En effet, cet exercice est une sorte de petit rattrapage pour ce disque sorti l’automne dernier. Après avoir travaillé à Londres avec la poétesse Francesca Beard et le groupe Charley Marlowe, Piers Faccini a fait appel à son ami Vincent Ségal, (contrebassiste de M, moitié de Bumcello), pour produire ce disque Leave No Trace comme une orfèvrerie. Des chansons imparables sur les traces des plus belles réussites de ses pères Bob Dylan, Nick Drake, Donavan, Bonnie Palace ou encore plus récemment Jack Johnson. Where Angels Fly, Catch A Flame, Dream After Dream, Pictures Of You s’inscrivent désormais comme des futurs grands classiques du folk-rock de Piers Faccini. A consommer sans modération. F.P.

PIERS FACCINI Leave No Trace
(Label Bleu)

Site internet :
www.label-bleu.com

INITIALS B.B…
Jusqu’à cet album, les chansons de Benjamin Biolay n’avaient pas atteint ce sommet. Nous entendions et lisions ici et là, des comparaisons et des similitudes faites avec l’esthète Serge Gainsbourg. Nous étions loin d’être convaincu des comparaisons, à part peut-être l’aptitude qu’il a d’écrire pour les autres comme les chansons qu’il a offert à Henri Salvador, Keren Ann, Isabelle Boulay, Coralie Clément, Hubert Mounier, Juliette Gréco, Valérie Lagrange, Daphné, Jane Birkin, Elsa et Julien Clerc. A l’origine, le nouvel opus de Benjamin Biolay impose dorénavant ce jeune auteur-compositeur-interprète comme l’un des plus talentueux de sa génération. La première partie de ce nouveau disque avec les morceaux A l’Origine, Mon Amour m’a Baisé, Ma chair est tendre, Même Si Tu pars, Ground Zéro Bar, L’Histoire d’un Garçon atteste de la qualité d’écriture de l’auteur et de l’étendu de ses talents de compositeurs. Maintenant, nous en sommes conscients et il nous a définitivement persuadés. Benjamin Biolay fait incontestablement partie de la cour des grands de la chanson française. Il lui aura fallu réaliser Rose Kennedy (album révélation aux victoires de la musique 2002), Négatif en 2003, Home en duo avec sa femme, l’actrice Chiara Mastroianni avant de réussir un album aussi magnifique que ce dernier. Avec A L’Origine, son troisième album, il touche au sublime, naviguant entre pop-rock électrique et ambiances symphoniques. L’un des grands artistes de demain est sur le point de se révéler. F.P.

BENJAMIN BIOLAY A l’origine
(Virgin/Emi)

Site internet :
www.benjaminbiolay.fr

RETOUR SUR LA PLANETE BOOGAERTS
Mathieu Boogaerts effectue son grand retour après deux ans d’absence avec son quatrième album intitulé Michel. Il a écrit ses nouvelles chansons durant son périple en Europe (de Barcelone et à Berlin). En effet, Mathieu Boogaerts est un routard (du reste, il devrait penser à faire partie du guide du routard), puisqu’il cultive le luxe du voyage pour ouvrir son imagination et susciter son inspiration. Auparavant, c’était l’Afrique ; aujourd’hui, c’est l’Europe ; demain : l’Asie, l’Amérique du Sud ??? Quoiqu’il en soit les voyages forment la jeunesse et forcent le talent de ce trublion de la chanson française. Même si certaines chansons flirtent avec le minimalisme de ces premières compositions Super, Ondulé, ce nouvel opus est empreint d’une diversité de sonorités. Mathieu Boogaerts, le vrai faux frère de Mathieu Chedid alias M, devrait encore une fois vous séduire avec ses comptines coquines Siliguri, ses tendres missives Une Bonne Nouvelle ou encore ses chansons où il joue et danse avec les mots comme Keyornew. F.P.

MATHIEU BOOGAERTS Michel (Tôt ou Tard/Warner Music)

Site internet :
www.mathieuboogaerts.com ou www.totoutard.com

En prévision au Festival de Sédières.


LE ROCK VERTIGINEUX DE THE NATIONAL
Le nouvel album Alligator de The National est maintenant dans les bacs. Comme les Tindersticks, Giant Sand ou encore Migala, les membres de The National revendiquent pleinement leur maturité avec un rock à la fois adulte et tendu. La musique est flamboyante et leurs sets musicaux sont toujours au bord de la rupture, à l’instar du chanteur Matt Berninger qui nous peut nous rappeler un certain Ian Curtis. Beau et Intense. Leur dernière prestation dans le cadre du Printemps de Bourges a fait une très forte impression. F.P.

THE NATIONAL Alligator
(Beggars Banquet Records/Talitres)

Une nouvelle apparition est en prévision au Festival de Sédières.


LE RETOUR D’ELYSIAN FIELDS
LLe retour de Jennifer Charles et de son groupe Elysian Fields est prévu pour très bientôt avec leur nouvel album Bum & Love Taps. En attendant, vous pouvez toujours l’écouter en duo sur Birds In a Poire avec Jean-Louis Murat. F.P.

ELYSIAN FIELDS Bum and Love Taps
(démo)

En prévision au Festival de Sédières.

 

SANTA CRUZ

SANTA CRUZ After Supper
(Hasta Luego Recordings)

Site internet : www.santacruzband.net
GRAND NATIONAL

GRAND NATIONAL Kicking The National Habit
(Recall/Sony)

LA SAISON DES FILLES… Episode 2
Dans les années 90, nous avons assisté à l’émergence du phénomène Nouvelle Chanson Française. Aujourd’hui, les grands frères (Dominique A, Mathieu Boogaerts, Miossec, Katerine, etc.) et grandes sœurs (Clarika, La grande Sophie, Keren Ann, Carla Bruni) ont passé le témoin et suscité des vocations. Nous assistons à l’éclosion d’une nouvelle pépinière de chanteuses dont vous devriez retenir le nom :
Zoé, Oshen (www.oshen.info), Daphné, Pauline Croze Anaïs (www.anaisinyourface.com), Barbara Carlotti (barbara.carlotti@free.fr), Caroline Thomas (www.carolinethomas.com), Cristine (cristine.harpe@wanadoo.fr), Mell (www.e-mell.net) et Marjolaine (www.calamitymarjo.com).

UNE COMEDIENNE BELGE S’ESSAIE A LA CHANSON…
L’ancienne actrice belge Karin Clercq vient d’accoucher de son second album Après l’Amour, une collection de chansons intimistes, orchestrées avec l’aide de Guillaume Jouan, ancien complice de Christophe Miossec. Trois ans après Femme X, l’album qui l’avait révélé, elle revient avec des chansons d’une troublante lucidité sur les méandres des relations amoureuses. Si le Je domine, ce n’est pas forcément autobiographique. Il est important de noter qu’elle signe la plupart des textes ou qu’à l’occasion, elle s’inspire de ses auteurs de chevet comme Fernando Pessoa, Jacqueline Harpman, Marcelline Desbordes Valmore, poétesse du XIXème siècle ou encore de Talisma Nasreen. Ses précédentes prestations à Bruxelles, aux Vieilles Charrues à Carhaix, à l’Ancienne Belgique et aux Francofolies de Spa ont souvent été remarquées et remarquables. Karin Clercq fait mieux que confirmer, elle commence à s’imposer. Une découverte au timbre vocal velouté. F.P.

KARIN CLERCQ Après l’Amour
(Pias)

Site internet : www.karinclercq.com

En prévision au Festival de Sédières.


DAPHNE

DAPHNE L’Emeraude
(V2)
KELLY DE MARTINO

KELLY DE MARTINO Radar
(Le Village Vert/Wagram)

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