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Méliès,
du folk sur grand écran
Un nouvel arc en ciel se dessine sur
la toile de la chanson française. Entre pop
rêveuse et folk décalé tourné
vers l’Amérique où se situent
ses influences (Lambchop, Will Oldham, Blonde Rehead,
Shannon Wright…), Arman Méliès
vient de sortir un premier album plein de charme
et de douceur.
Cordes, claviers et guitares en boucle s’entrecroisent.
On perçoit le monde de Méliès
en petites particules, les compositions sont simples,
élégantes et l’univers de Joseph
Arthur n’est pas loin..
Remarqué récemment en première
partie de Dominique A (avec lequel il partage sans
doute un intérêt commun pour les énergies
zéphyriennes avec le titre « La logique
des éoliennes »…) le mois dernier
à la Coopé, Arman Méliès,
dans ses textes, glane au hasard de ses envies toute
la poésie du flux de la vie où se
mêlent mélancolie et fougue électrique.
Il rend également sur ce très bel
album un hommage à Mark Hollis, le leader
de Talk Talk, avec le titre « Hollisong »
; que du beau monde sur la B.O. de Méliès…
J.M.
ARMAN
MELIES “Néons blancs et Asphaltine”
(Noise Digger / Chronowax)
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DEVENDRA
BANHART / Niño Rojo
Vous ne connaissez pas ? Ecoutez-le,
Devendra Banhart ne vous laissera
pas indifférent. Ce jeune artiste a été
découvert il y a deux ans de cela par Michael
Gira du label Young God Records. A 23 ans, cet américain
au parcours atypique se retrouve déjà
propulsé par le succès de ses albums
(Oh me, oh my…; The Black Babies ; Rejoicing
in the hands ; Niño Rojo). Une voix pas vraiment
grave, un timbre un peu nasal, une musique folk
lente et délirante, un arrangement plutôt
simple (beaucoup de morceaux sont juste accompagnés
de guitare sèche) sont les premiers détails
que l’on peut percevoir. En creusant un peu
plus, on se rend compte que l’on tombe dans
un univers très particulier, touchant au
psychédélique. Cheveux longs, tenues
des années 60, cet hippy décalé
nous emmène dans sa transe. Ses chansons
(assez dures à comprendre) sont parfois déconnectées
de sens, d’autres utilisent des mots tranchants
et sont pourtant interprétées avec
légèreté et de façon
désinvolte. Poésie et folie se mèlent
en symbiose et Devendra Banhart nous permet de passer
un bon moment en dehors du temps. C.H.
Ce Cd comprend également deux clips vidéos
des chansons « Little Yellow Spider »
et « At The Top ». Ma préférée
: At The Top
Sites
Internet : www.xlrecordings.com
et www.younggodrecords.com/Artists/DevendraBanhart
Paroles : www.alwaysontherun.net/devendra.htm#n1
Devendra Banhart Niño Rojo (Young God Record/XL
Recordings – Septembre 2004)
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Low
sous amphétamines…
Sous amphèt’ ? Hum, pas
si vite. Car réputés depuis une dizaine
d'années d'être le groupe le plus lent
du monde (à peu près trois accords
à la minute…), c’est vrai qu’on
pourrait être sacrément surpris à
la première écoute de ce septième
album de Low (Mimi Parker aux percussions
et au chant, Alan Sparhawk à la guitare et
au chant et Zalk Sally à la basse) produit
par David Fridman (Mogway, Mercury Rev).
Certes, le son est plus rock, les guitares énergiques
et le tempo plus enlevé, mais on sentait
déjà au fil des ans que, sous les
atmosphères cotonneuses et les ambiances
douces amères des précédents
albums, se cachaient hargne et colère où
toute rage était contenue.
Low, en lâchant du lest, a simplement pris
de l'ampleur, tout en gardant sa flamme intacte.
A commencer par le grandiose "Monkey",
violent et poignant à la fois. Ou l'immense
"Pissing" avec sa lente envolée
hypnotique vers des espaces aériens au vacarme
brumeux. Ce morceau résume assez bien d'ailleurs
le virage bruitiste d'un groupe qui nous a toujours
émerveillé par ses mélodies
fébriles, obsédantes, toujours à
fleur de peau.
Peut-on déplorer par ailleurs les "California",
"Just stand back" et autres "Step"
qui fleurent bon le tube pop-rock californien, ou
"On the edge of " digne d’un Neil
Young période "Weld" ? Sans doute.
Mais les superbes "Silver rider" ou "Cut
the strings", qui caractérisent si bien
la musique légendaire du trio américain,
restent en tout cas, si vous ne les connaissez pas
encore, la meilleure introduction à leur
univers pour découvrir leurs majestueux précédents
albums : "Secret name" ou "Things
we lost in a fire", à la fois mystiques,
apaisants, enfiévrés et bouleversants.
J.M.
LOW “The Great Destroyer”
(Rough Trade / Pias)
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LES
DISQUES DE L’ARTISAN : UN NOUVAU LABEL BIEN
INSPIRE
Après la disparition du mythique
Label Lithium de Vincent Chauvier (Dominique A,
Diabologum, Bertrand Betsch, Jérome Minière,
Delaney, etc.) et du label Rosebud d’Alan
Gac (Chelsea, Lighthouse, Katerine, Luke, Doriand)
; de nouvelles initiatives éclosent comme
Les Disques de L’Artisan.
En effet, le seul moyen de résister et de
faire front face aux majors qui ne cessent de fusionner
pour accroître leurs bénéfices
tout en développant une culture de plus en
plus monopolistique et standardisée, la création
et l’action des labels indépendants
est de plus en plus indispensable pour défendre
une certaine diversité culturelle. Aujourd’hui,
le travail de fond de certains labels indépendants
permet d’obtenir enfin ses fruits. Au Midem
dernier, l’industrie du disque a salué
la bonne santé de tous ces petits labels
qui investissent en leur âme et conscience
sur l’avenir. Ils sont l’alternative
à la force de vente des majors et s’inscrivent
comme les têtes chercheuses musicales qui
se donnent le temps et qui peuvent se permettre
de véritablement réaliser du développement
artistique. Les Disques de l’Artisan de Daniel
Findikian est un nouveau venu. Il commence par développer
aujourd’hui La Guardia et
3 Guys Never In. On pourrait même
rapprocher l’esprit de ce label à celui
de Sarah records pour le côté pop.
Peut-être bientôt des vinyles…
Un entretien avec Daniel Findikian des disques
de l’artisan (Paris) et de Sean du label Talitres
(autre indépendant installé à
Bordeaux) seront prochainement en ligne sur le site
de SUBculture. F.P.
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3 GUYS NEVER IN… NOTRE COUP DE COEUR
En Octobre 2004, nous les encensions
déjà suite à la sortie de leur
premier 4 titres très prometteurs. (…Voici
3 guys never in, trois garçons
dans le vent contrairement à ce qu’ils
voudraient nous faire croire. Une formation de pop-music
tantôt classieuse, tantôt noisy, qui
risque fort de faire beaucoup parler d’elle
en 2005. Les 3 guys never in sont Marc Morvan, Nicolas
Mayer et Julien Lheuiller, trois garçons
originaires de Tours, installés à
Nantes, dont on a pu obtenir en exclusivité,
le premier quatre titres From love to despair, un
condensé de pop musique dans la plus belle
tradition de ce qui se fait actuellement…).
Aujourd’hui, leur premier album éponyme
vient de nous être livré et incontestablement
nous restons sur la même impression. Il sera
très prochainement disponible dans les bacs.
Un album somme toute varié flirtant entre
pop inspirée avec Innocent-Blind et électronica
façon sixties avec Sweet Lady Fantasy. 3
guys never in, un nom dont il faut d’ores
et déjà se souvenir mais aussi un
véritable petit trésor musical qui
risque de conquérir les cœurs et les
platines disques. Il ne nous reste plus qu’à
les découvrir sur scène. F.P.
3 GUYS NEVER IN 3 Guys Never In (Les Disques
de l’Artisan 02/Chronowax)
3 GUYS NEVER IN From love to despair (Les Disque
de L’Artisan 01/Chronowax)
Site internet : www.3guysneverin.com.
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LA
NOUVELLE GARDE POP/ROCK FRANCAISE
La Guardia est un
duo emmené par Emmanuel Tellier et Luc Durand,
tous deux rescapés des aventures Chelsea
et Melville. Au début des années 90,
Chelsea a signé Réservé aux
Clients de l’établissement, Tramway
et Nouvelles du Paradis sur le défunt label
Rosebud d’Alan Gac, trois disques certes inégaux
mais qui ont le mérite d’avoir ouvert
le créneau pop/rock à la française.
Passons vite sur l’aventure Melville, qui
s’inscrit à notre appréciation
comme une erreur dans le parcours musical de nos
deux protagonistes, même si eux la revendiquent.
La Guardia est la seconde signature de ce nouveau
label français porté par Daniel Findikian
et nous ne vous cachons pas notre première
réaction enthousiaste pour la musique de
ce groupe lorsqu’un ami - attaché de
presse - nous a fait découvrir The Sound
Of Music en Blind Test. Au départ, nous nous
égarions sur de fausses pistes en cherchant
du côté de groupes français
comme Air, puis vers d’autres groupes oeuvrant
de l’autre côté de la Manche
et de l’Atlantique. Nous avions tout faux.
La Guardia est bel et bien la signature française
d’un nouveau label de chez nous avec une démarche
artistique bien affichée. Le groupe alterne
les chansons en langue anglaise et en langue française
avec brio et défend un véritable parti
pris artistique qui consiste à essayer de
s’émanciper de toutes les étiquettes
si vite apposées, bien que celle-ci colle
à leur peau et à leur être.
Les propos musicaux sont définitivement la
chanson, la pop, le rock, mais les références
et les sources d’inspirations de ces deux
musiciens sont inépuisées et inépuisables.
Un très beau disque qui annonce un printemps
musical florissant comme les chansons All American
Arts & Crafts, Her Spring et Dogma. Indéniablement
encourageant. F.P.
LA GUARDIA Quinacridone Rose (Les disques
de l’Artisan 03/Chronowax)
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LA
SAISON DES FILLES ...
Dans les années
90, nous avons assisté à l’émergence
du phénomène Nouvelle Chanson Française.
Aujourd’hui, les grands frères (Dominique
A, Mathieu Boogaerts, Miossec, Katerine, etc.) et
grandes sœurs (Clarika, La grande Sophie, Keren
Ann, Carla Bruni) ont passé le témoin
et suscité des vocations. Nous assistons à
l’éclosion d’une nouvelle pépinière
de chanteuses dont vous devriez retenir le nom :
Zoé, Oshen (www.oshen.info),
Daphné, Pauline Croze Anaïs
(www.anaisinyourface.com),
Barbara Carlotti (barbara.carlotti@free.fr),
Caroline Thomas (www.carolinethomas.com),
Cristine (cristine.harpe@wanadoo.fr),
Mell (www.e-mell.net)
et Marjolaine (www.calamitymarjo.com).
A suivre très prochainement dans ces colonnes.Mais
en attendant, voici une petite sélection.
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LE
RETOUR DE LA MELANCOLIQUE FRANCOIZ BREUT
Françoiz
Breut, l’illustratrice belge et ex-égérie
de Dominique A fait son grand retour après
quatre ans de silence discographique avec Une saison
volée, un disque dans lequel elle prête
magistralement son timbre de voix et interprète
des chansons que différents auteurs (Herman
Düne, Jérôme Minière, Federico
Pellegrini, Fabio Viscoglio, Deziel, Philippe Poirier,
Dominique A, etc.) lui ont offert, écrit et
composé sur commande. Une seule reprise très
personnelle au milieu de ce répertoire original
: Le premier bonheur du jour, popularisé par
Françoise Hardy dans les années 60.
Sur ce troisième opus (après son premier
album éponyme millésimé 1997
et Vingt à Trente mille jours sortit dans les
bacs en 2000), Françoiz Breut se libère
entièrement de toutes les contingences artistiques
et alterne le chant en français, en espagnol,
en anglais et en italien. Certain pourrait même
rebondir sur le caractère européen de
cette réalisation musicale. Même si nous
apprécions encore beaucoup le travail de Françoiz
Breut, avouons une certaine lassitude à l’écoute
de ce disque somme tout inégal. Quelques sursauts
musicaux lumineux comme la chanson le ravin composée
par le groupe marseillais Deziel, la certitude de
Jérôme Minière, La vie devant
soi de Federico Pelligrini ou encore Km 83 de Dominique
A, mais peut-être faudrait-il que Françoiz
Breut s’affranchisse totalement sur le plan
artistique pour enfin atteindre son karma. Un disque
fructueux en terme de collaborations musicales mais
inachevé à notre goût. A suivre.
F.P.
FRANçOIZ BREUT Une saison volée
(Tôt ou Tard/Warner)
SORTIE LE 8 MARS 2005
Site internet : www.olympicdisk.fr
- www.totoutard.com
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LA
GODICHE QUI VA ACCOMPAGNER VOTRE PRINTEMPS
Conservatoire
puis débuts remarqués en call-girl de
luxe dans Les patriotes d’Eric Rochant. Blonde,
grande, des taches de rousseur, elle était
vouée aux rôles d’amoureuse malheureuse
ou de godiche maladroite. C’était le
cas surtout dans En avoir (ou pas), le film qui l’a
révélé au grand public dans un
rôle de paumée en transit où elle
dit elle-même qu’elle n’est qu’une
«girafe fatiguée». Venons-en au
challenge du disque dont Sandrine Kiberlain
n’est pas la première actrice à
relever. Pari culotté plutôt réussi
et… Avec panache… Manquait plus qu’çà…
Un disque personnel, tendre, quelquefois impertinent,
toujours ponctué d’autodérision
et réalisé avec la complicité
de la famille Souchon (père et fils) pour la
plupart des musiques. Par contre, on doit souligner
que Sandrine Kiberlain signe les textes des dix chansons
qu’elle interprète et lorsque l’on
découvre le résultat, un sentiment de
respect total envahit l’auditeur. Bien sur,
comme elle le chante, Sandrine Kiberlain s’y
croit et fait son Isabelle A, sa Carla B, sa Vanessa
P, sa Julie D, sa Jeanne B … (la liste peut
vite s’étendre, si l’on cherche
bien), mais elle le fait avec sérieux et talent.
Cette fan de Brassens, Gainsbourg, Bowie, ou de Barbara
réussit son examen de passage et nous propose
certainement l’album que toute la France attend
en ce printemps 2005 alors que l’hiver fait
des siennes et résiste pour perdurer. Grosse
rotation radio en prévision. Préparez-vous
donc à fredonner ses quelques ritournelles
La Godiche, Y’a du monde, J’ai aimé,
Manqué plus qu’ça, le vent, l’excellentissime
le quotidien et même Girl, une reprise des Beattles
à laquelle elle s’attaque de bien belle
manière. Album printanier et plein de belle
chose. Une étonnante Sandrine Kiberlain qui
en a…(voir ou pas). F.P.
SANDRINE
KIBERLAIN Manquait plus qu’ça (Virgin/Emi)
SORTIE LE 15 MARS 2005
Site
internet : www.emimusic.com
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CAMILLE,
FUNAMBULE SUR LA NOTE SI
Vous connaissez certainement
Camille, sans avoir fait le rapprochement. Elle
était la collaboratrice de Jean-Louis Murat
sur son album-dvd Parfum d’Acacia Au Jardin
ou encore l’avez-vous découverte à
Sédières en 2004 avec Laetitia Sheriff
et Feist dans le cadre de la soirée féminine.
En effet, elle était en compagnie de Marc
Colin et d’olivier Libaux pour le projet Nouvelle
Vague. Camille est bien l’audacieuse
Parisienne qui multiplie les expériences
musicales et qui publie aujourd’hui son second
disque Le Fil, une sorte de concept-album bâtie
sur la note si, soit la septième note de
la gamme de do. Dans la gamme anglaise, c’est
la note B, ou encore bee (comme une abeille, la
femme du bourdon), cette note que Camille tient
tout au long de ce disque. Cette réalisation
est un véritable exercice de style pour cette
jeune femme qui s’impose petit à petit
dans le paysage français de la chanson d’aujourd’hui.
On commence même à comparer son travail
de recherche et d’expérimentation musicale
à celui de Bjork pour avoir, comme elle,
mis essentiellement la voix au centre de ce projet.
Des chansonnettes comme La jeune fille aux cheveux
blancs, Janine version 1,2,3 où elle fait
rimer Ardèche et Corrèze, Vous, Pour
Que L’Amour Me Quitte, et Pâle Septembre.
Un disque au pari audacieux qui se finit avec un
quinzième morceau d’une durée
de 38,59 mn et d’un bourdonnement à
l’infini. Attention à la piqûre
de l’insecte, il n’y aura peut-être
pas besoin de rappel. Saluons le culot de cette
intrépide qui tient plus d’une heure
sur son fil et sans filet. Une artiste prometteuse.
F.P.
CAMILLE
Le Fil (Virgin/Emi)
Site
internet : www.camille-lefil.com
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LE
RETOUR EN GRÂCE DES WEDDING PRESENT
Profondément
marqué par les compositions rêches
et intenses des Wedding Present
à la fin des années 80, il était
impossible de rester insensible à l’annonce
de leur reformation inespéré après
plus de 8 ans d’absence et deux derniers albums
décevants intitulés Watusi et Saturnalia.
Cet étonnant retour sur le devant de la scène
de David Gedge et de son groupe, quelque peu remanié,
pouvait-être à double tranchant : rester
un épi-phénomène dans le paysage
rock des années 2005 ou annoncer le retour
en grâce de ce groupe qui a connu son heure
de gloire en 1992. Cette année-là,
il envisageait de publier, chaque mois de 1992,
un 45 tours vinyle constitué d’un morceau
inédit et d’une reprise (parmi lesquelles
au fil des mois, Falling, le générique
de Twin Peaks (Julie Cruise/Badalenmenti/Lynch ;
Cattle and Cane des Go-Betweens ; Chant Of The Ever
Circling Skeletar Family de David Bowie, etc.).
Nous vous rassurons tout de suite, ce nouvel opus
Take Fountain est un véritable petit chef-d’œuvre…
une vraie fontaine de jouvence dans laquelle David
Gedge a sûrement baigné. Le disque
ouvre sur On Ramp, un instrumental de 2 mn 05, (comme
une sorte de mise en condition) et le second titre
de l’album Interstate 5 se révèle
être un morceau de bravoure, le retour aux
véritables sources du meilleur des Wedding
Present comme à l’époque de
Georges Best ou de Seamonsters, leurs premiers disques.
Avec ce nouvel opus, on pourrait croire que le groupe
fait son parcours vers une certaine rédemption
comme pour rattraper les années perdues et
les erreurs commises. Always The Quiet One, Ringway
To Seatac, Dont’ Touch, It’s For You
et Perfect Blue sont des chansons éblouissantes
qui confirment cette citation du regretté
John Peel, plus grand critique rock anglais de ces
vingt-cinq dernières années : David
Gedge a écrit les meilleurs chansons d’amour
dans le répertoire du rock’n’roll.
Vous pouvez me contredire, mais j’ai raison
et vous avez tort. Nous espérons juste que
John Peel a eu la chance d’écouter
les dernières compositions du groupe avant
de s’éteindre. Disque somptueux et
retour magistral. F.P.
THE
WEDDING PRESENT Take Fountain (Talitres)
Site
internet : www.theweddingpresent.net
- www.talitres.com
En concert, le 16 mars 2005 à Paris (La Maroquinerie)
et le 17 mars 2005 à Toulouse (Les Marins
d’Eau Douce). En prévision au festival
de Sédières en juillet 2005
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THE
NATIONAL… 2 X 2 FRERES ET UN CHANTEUR AUX
INFLUENCES FOLK-ROCK
Originaire
de l’Ohio mais new-yorkais d’adoption,
The National (Vu à Sédières
en 2004 avec The Servant, Minor Majority et T) font
un retour remarqué avec leur nouvel album
Alligator qui sera disponible dans les bacs en avril
prochain. Scott et Bryan Devendorf (respectivement
guitare et batterie), Bryce et Aaron Dessner (guitare
et basse), accompagné de Matt Berninger au
chant confirment avec Alligator le bien que la presse
unanime pensait de cette fratrie si bien inspirée
et si bien associée. En 2003, Sad Songs For
Dirty Lovers était cité parmi les
cinq meilleurs albums par la critique de Libération
et apparaissait à la première place
du palmarès de Bernard Lenoir. Compte-tenu
du nombre de sorties sur une année, The National
s’inscrit bien comme une référence.
Bientôt, vous aussi, vous pourrez découvrir
les 13 titres d’Alligator : Secret Meeting,
Karen, Lit Up, Looking For Astronauts, Daughters
Of The Sohe Riots, Baby We’ll Be Fine, Friends
Of Mine, Vall Jepster, All The Wine, Abel, The Geese
Of Beverly Road, City Middle, Mister November. Des
titres sont déjà régulièrement
en rotation chez C’est Lenoir. The National,
un grand groupe s’affirme. F.P.
THE
NATIONAL Alligator (Talitres)
Sortie en avril 2005
Site
internet : www.talitres.com
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QUELQU’UN
M’A DIT… LONGTEMPS
Gros plan sur
le nouvel opus de Louis Bertignac,
Longtemps, composé de 12 chansons presque toutes
signées Carla Bruni pour les textes et Louis
Bertignac pour les musiques. On appelle ce genre d’exercice
un renvoi d’ascenseur puisque Bertignac avait
presque entièrement composé les musiques
du premier album de Carla Bruni. Longtemps est un
beau disque, labellisé chanson française
et réalisé dans le moule du savoir-faire
de chez nous. Biensur, rien de véritablement
novateur sur le plan de l’écriture et
de la composition, mais un agréable disque
de chanson qui risque de vous accompagner longtemps
avec les titres Rêver d’Elle, Sans toi
et Elle Pleure. Pour les fans de Carla Bruni, de Bertignac
et de Téléphone, nous vous encourageons
à vous procurer l’édition deluxe
avec en supplément, un Dvd contenant des clips
exclusifs faits à la maison des 12 chansons
de l’album et des documents d’archives
de Bertignac avec des versions rares de Cendrillon
et autres chansons… Pour les inconditionnels.
F.P.
LOUIS
BERTIGNAC Longtemps (Polydor/Universal)
Site
internet : www.bertignac.com |
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MARS
ATTACK
Les furieux Américains
de Mars Volta (ex-At The Drive In)
font un retour fracassant avec leur second album Frances
The Mute qui débute en sourdine comme pour
mieux dérouter l’auditeur par la suite.
Il distille un semblant de Punk-rock/rock progressif
et alterne les morceaux toujours aussi abrasifs et
d’autres beaucoup plus calme où ils atteignent
des sommets dans l’art et la manière
de frôler le sublime. The Mars Volta est un
groupe surprenant composé de musiciens aux
personnalités insondables. Déroutant
ce disque qui pourrait presque nous réconcilier
avec le hard-core. . F.P.
THE MARS VOLTA Frances The Mute (Polydor/Universal)
Site
internet : www.themarsvolta.com
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G
LOVE, LE NOUVEAU JEUNE PRODIGE DU FOLK ROCK
Vous aimez le
folk, le rock, le blues, les grands espaces, Beck,
Ben Harper, et les sonorités qui ont été
à l ‘origine des fondations du rock.
Découvrez G. Love qui s’acoquine
avec Jack Johnson l’histoire d’un morceau
intitulé Give It To You. Préparez-vous
aux voyages et aux errances musicales sur les grandes
terres de l’Amérique profonde. On en
reparlera très vite. G Love, bientôt
un incontournable. F.P.
G LOVE The Hustle (Brushfire records/Universal)
Site
internet : www.philadelphonic.com
- www.brushfirerecords.com |
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THAT
SUMMER
Coup
de projecteur sur une nouvelle signature du label
Talitres. That Summer est le projet
de David Sanson, un disque fleuve et apaisé
qui doit autant à Brian qu’à David
Sylvian, à Hood qu’ à Depeche
Mode. F.P.
THAT SUMMER Clear (Talitres)
SORTIE LE 8 MARS 2005
Site
internet : www.thatsummer.com
- www.talitres.com
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DAISYBOX
DAISYBOX Diagnostic (Barclay/Universal)
www.daisybox.com
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3
DOORS DOWN
3 DOORS DOWN Seventeen Days (Republic Recors/Universal))
www.3doorsdown.com
- www.republicrecords.com |
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THIEVERYCORPORATION
THIEVERYCORPORATION The Cosmic Game (Barclay/Universal)
www.thieverycorporation.com
- www.elsmusic.com |
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