> MARS / AVRIL 2005


Méliès, du folk sur grand écran
Un nouvel arc en ciel se dessine sur la toile de la chanson française. Entre pop rêveuse et folk décalé tourné vers l’Amérique où se situent ses influences (Lambchop, Will Oldham, Blonde Rehead, Shannon Wright…), Arman Méliès vient de sortir un premier album plein de charme et de douceur.
Cordes, claviers et guitares en boucle s’entrecroisent. On perçoit le monde de Méliès en petites particules, les compositions sont simples, élégantes et l’univers de Joseph Arthur n’est pas loin..
Remarqué récemment en première partie de Dominique A (avec lequel il partage sans doute un intérêt commun pour les énergies zéphyriennes avec le titre « La logique des éoliennes »…) le mois dernier à la Coopé, Arman Méliès, dans ses textes, glane au hasard de ses envies toute la poésie du flux de la vie où se mêlent mélancolie et fougue électrique. Il rend également sur ce très bel album un hommage à Mark Hollis, le leader de Talk Talk, avec le titre « Hollisong » ; que du beau monde sur la B.O. de Méliès… J.M.

ARMAN MELIES “Néons blancs et Asphaltine” (Noise Digger / Chronowax)



DEVENDRA BANHART / Niño Rojo
Vous ne connaissez pas ? Ecoutez-le, Devendra Banhart ne vous laissera pas indifférent. Ce jeune artiste a été découvert il y a deux ans de cela par Michael Gira du label Young God Records. A 23 ans, cet américain au parcours atypique se retrouve déjà propulsé par le succès de ses albums (Oh me, oh my…; The Black Babies ; Rejoicing in the hands ; Niño Rojo). Une voix pas vraiment grave, un timbre un peu nasal, une musique folk lente et délirante, un arrangement plutôt simple (beaucoup de morceaux sont juste accompagnés de guitare sèche) sont les premiers détails que l’on peut percevoir. En creusant un peu plus, on se rend compte que l’on tombe dans un univers très particulier, touchant au psychédélique. Cheveux longs, tenues des années 60, cet hippy décalé nous emmène dans sa transe. Ses chansons (assez dures à comprendre) sont parfois déconnectées de sens, d’autres utilisent des mots tranchants et sont pourtant interprétées avec légèreté et de façon désinvolte. Poésie et folie se mèlent en symbiose et Devendra Banhart nous permet de passer un bon moment en dehors du temps. C.H.
Ce Cd comprend également deux clips vidéos des chansons « Little Yellow Spider » et « At The Top ». Ma préférée : At The Top

Sites Internet : www.xlrecordings.com et www.younggodrecords.com/Artists/DevendraBanhart
Paroles :
www.alwaysontherun.net/devendra.htm#n1

Devendra Banhart Niño Rojo (Young God Record/XL Recordings – Septembre 2004)


Low sous amphétamines…
Sous amphèt’ ? Hum, pas si vite. Car réputés depuis une dizaine d'années d'être le groupe le plus lent du monde (à peu près trois accords à la minute…), c’est vrai qu’on pourrait être sacrément surpris à la première écoute de ce septième album de Low (Mimi Parker aux percussions et au chant, Alan Sparhawk à la guitare et au chant et Zalk Sally à la basse) produit par David Fridman (Mogway, Mercury Rev).
Certes, le son est plus rock, les guitares énergiques et le tempo plus enlevé, mais on sentait déjà au fil des ans que, sous les atmosphères cotonneuses et les ambiances douces amères des précédents albums, se cachaient hargne et colère où toute rage était contenue.
Low, en lâchant du lest, a simplement pris de l'ampleur, tout en gardant sa flamme intacte. A commencer par le grandiose "Monkey", violent et poignant à la fois. Ou l'immense "Pissing" avec sa lente envolée hypnotique vers des espaces aériens au vacarme brumeux. Ce morceau résume assez bien d'ailleurs le virage bruitiste d'un groupe qui nous a toujours émerveillé par ses mélodies fébriles, obsédantes, toujours à fleur de peau.
Peut-on déplorer par ailleurs les "California", "Just stand back" et autres "Step" qui fleurent bon le tube pop-rock californien, ou "On the edge of " digne d’un Neil Young période "Weld" ? Sans doute. Mais les superbes "Silver rider" ou "Cut the strings", qui caractérisent si bien la musique légendaire du trio américain, restent en tout cas, si vous ne les connaissez pas encore, la meilleure introduction à leur univers pour découvrir leurs majestueux précédents albums : "Secret name" ou "Things we lost in a fire", à la fois mystiques, apaisants, enfiévrés et bouleversants. J.M.

LOW “The Great Destroyer” (Rough Trade / Pias)




LES DISQUES DE L’ARTISAN : UN NOUVAU LABEL BIEN INSPIRE
Après la disparition du mythique Label Lithium de Vincent Chauvier (Dominique A, Diabologum, Bertrand Betsch, Jérome Minière, Delaney, etc.) et du label Rosebud d’Alan Gac (Chelsea, Lighthouse, Katerine, Luke, Doriand) ; de nouvelles initiatives éclosent comme Les Disques de L’Artisan. En effet, le seul moyen de résister et de faire front face aux majors qui ne cessent de fusionner pour accroître leurs bénéfices tout en développant une culture de plus en plus monopolistique et standardisée, la création et l’action des labels indépendants est de plus en plus indispensable pour défendre une certaine diversité culturelle. Aujourd’hui, le travail de fond de certains labels indépendants permet d’obtenir enfin ses fruits. Au Midem dernier, l’industrie du disque a salué la bonne santé de tous ces petits labels qui investissent en leur âme et conscience sur l’avenir. Ils sont l’alternative à la force de vente des majors et s’inscrivent comme les têtes chercheuses musicales qui se donnent le temps et qui peuvent se permettre de véritablement réaliser du développement artistique. Les Disques de l’Artisan de Daniel Findikian est un nouveau venu. Il commence par développer aujourd’hui La Guardia et 3 Guys Never In. On pourrait même rapprocher l’esprit de ce label à celui de Sarah records pour le côté pop. Peut-être bientôt des vinyles…

Un entretien avec Daniel Findikian des disques de l’artisan (Paris) et de Sean du label Talitres (autre indépendant installé à Bordeaux) seront prochainement en ligne sur le site de SUBculture. F.P.


3 GUYS NEVER IN… NOTRE COUP DE COEUR
En Octobre 2004, nous les encensions déjà suite à la sortie de leur premier 4 titres très prometteurs. (…Voici 3 guys never in, trois garçons dans le vent contrairement à ce qu’ils voudraient nous faire croire. Une formation de pop-music tantôt classieuse, tantôt noisy, qui risque fort de faire beaucoup parler d’elle en 2005. Les 3 guys never in sont Marc Morvan, Nicolas Mayer et Julien Lheuiller, trois garçons originaires de Tours, installés à Nantes, dont on a pu obtenir en exclusivité, le premier quatre titres From love to despair, un condensé de pop musique dans la plus belle tradition de ce qui se fait actuellement…). Aujourd’hui, leur premier album éponyme vient de nous être livré et incontestablement nous restons sur la même impression. Il sera très prochainement disponible dans les bacs. Un album somme toute varié flirtant entre pop inspirée avec Innocent-Blind et électronica façon sixties avec Sweet Lady Fantasy. 3 guys never in, un nom dont il faut d’ores et déjà se souvenir mais aussi un véritable petit trésor musical qui risque de conquérir les cœurs et les platines disques. Il ne nous reste plus qu’à les découvrir sur scène. F.P.

3 GUYS NEVER IN 3 Guys Never In (Les Disques de l’Artisan 02/Chronowax)
3 GUYS NEVER IN From love to despair (Les Disque de L’Artisan 01/Chronowax)

Site internet : www.3guysneverin.com.






LA NOUVELLE GARDE POP/ROCK FRANCAISE
La Guardia est un duo emmené par Emmanuel Tellier et Luc Durand, tous deux rescapés des aventures Chelsea et Melville. Au début des années 90, Chelsea a signé Réservé aux Clients de l’établissement, Tramway et Nouvelles du Paradis sur le défunt label Rosebud d’Alan Gac, trois disques certes inégaux mais qui ont le mérite d’avoir ouvert le créneau pop/rock à la française. Passons vite sur l’aventure Melville, qui s’inscrit à notre appréciation comme une erreur dans le parcours musical de nos deux protagonistes, même si eux la revendiquent. La Guardia est la seconde signature de ce nouveau label français porté par Daniel Findikian et nous ne vous cachons pas notre première réaction enthousiaste pour la musique de ce groupe lorsqu’un ami - attaché de presse - nous a fait découvrir The Sound Of Music en Blind Test. Au départ, nous nous égarions sur de fausses pistes en cherchant du côté de groupes français comme Air, puis vers d’autres groupes oeuvrant de l’autre côté de la Manche et de l’Atlantique. Nous avions tout faux. La Guardia est bel et bien la signature française d’un nouveau label de chez nous avec une démarche artistique bien affichée. Le groupe alterne les chansons en langue anglaise et en langue française avec brio et défend un véritable parti pris artistique qui consiste à essayer de s’émanciper de toutes les étiquettes si vite apposées, bien que celle-ci colle à leur peau et à leur être. Les propos musicaux sont définitivement la chanson, la pop, le rock, mais les références et les sources d’inspirations de ces deux musiciens sont inépuisées et inépuisables. Un très beau disque qui annonce un printemps musical florissant comme les chansons All American Arts & Crafts, Her Spring et Dogma. Indéniablement encourageant. F.P.

LA GUARDIA Quinacridone Rose (Les disques de l’Artisan 03/Chronowax)


LA SAISON DES FILLES ...
Dans les années 90, nous avons assisté à l’émergence du phénomène Nouvelle Chanson Française. Aujourd’hui, les grands frères (Dominique A, Mathieu Boogaerts, Miossec, Katerine, etc.) et grandes sœurs (Clarika, La grande Sophie, Keren Ann, Carla Bruni) ont passé le témoin et suscité des vocations. Nous assistons à l’éclosion d’une nouvelle pépinière de chanteuses dont vous devriez retenir le nom :
Zoé, Oshen (www.oshen.info), Daphné, Pauline Croze Anaïs (www.anaisinyourface.com), Barbara Carlotti (barbara.carlotti@free.fr), Caroline Thomas (www.carolinethomas.com), Cristine (cristine.harpe@wanadoo.fr), Mell (www.e-mell.net) et Marjolaine (www.calamitymarjo.com).
A suivre très prochainement dans ces colonnes.Mais en attendant, voici une petite sélection.
LE RETOUR DE LA MELANCOLIQUE FRANCOIZ BREUT
Françoiz Breut, l’illustratrice belge et ex-égérie de Dominique A fait son grand retour après quatre ans de silence discographique avec Une saison volée, un disque dans lequel elle prête magistralement son timbre de voix et interprète des chansons que différents auteurs (Herman Düne, Jérôme Minière, Federico Pellegrini, Fabio Viscoglio, Deziel, Philippe Poirier, Dominique A, etc.) lui ont offert, écrit et composé sur commande. Une seule reprise très personnelle au milieu de ce répertoire original : Le premier bonheur du jour, popularisé par Françoise Hardy dans les années 60. Sur ce troisième opus (après son premier album éponyme millésimé 1997 et Vingt à Trente mille jours sortit dans les bacs en 2000), Françoiz Breut se libère entièrement de toutes les contingences artistiques et alterne le chant en français, en espagnol, en anglais et en italien. Certain pourrait même rebondir sur le caractère européen de cette réalisation musicale. Même si nous apprécions encore beaucoup le travail de Françoiz Breut, avouons une certaine lassitude à l’écoute de ce disque somme tout inégal. Quelques sursauts musicaux lumineux comme la chanson le ravin composée par le groupe marseillais Deziel, la certitude de Jérôme Minière, La vie devant soi de Federico Pelligrini ou encore Km 83 de Dominique A, mais peut-être faudrait-il que Françoiz Breut s’affranchisse totalement sur le plan artistique pour enfin atteindre son karma. Un disque fructueux en terme de collaborations musicales mais inachevé à notre goût. A suivre. F.P.

FRANçOIZ BREUT Une saison volée (Tôt ou Tard/Warner)
SORTIE LE 8 MARS 2005

Site internet : www.olympicdisk.fr - www.totoutard.com
LA GODICHE QUI VA ACCOMPAGNER VOTRE PRINTEMPS
Conservatoire puis débuts remarqués en call-girl de luxe dans Les patriotes d’Eric Rochant. Blonde, grande, des taches de rousseur, elle était vouée aux rôles d’amoureuse malheureuse ou de godiche maladroite. C’était le cas surtout dans En avoir (ou pas), le film qui l’a révélé au grand public dans un rôle de paumée en transit où elle dit elle-même qu’elle n’est qu’une «girafe fatiguée». Venons-en au challenge du disque dont Sandrine Kiberlain n’est pas la première actrice à relever. Pari culotté plutôt réussi et… Avec panache… Manquait plus qu’çà… Un disque personnel, tendre, quelquefois impertinent, toujours ponctué d’autodérision et réalisé avec la complicité de la famille Souchon (père et fils) pour la plupart des musiques. Par contre, on doit souligner que Sandrine Kiberlain signe les textes des dix chansons qu’elle interprète et lorsque l’on découvre le résultat, un sentiment de respect total envahit l’auditeur. Bien sur, comme elle le chante, Sandrine Kiberlain s’y croit et fait son Isabelle A, sa Carla B, sa Vanessa P, sa Julie D, sa Jeanne B … (la liste peut vite s’étendre, si l’on cherche bien), mais elle le fait avec sérieux et talent. Cette fan de Brassens, Gainsbourg, Bowie, ou de Barbara réussit son examen de passage et nous propose certainement l’album que toute la France attend en ce printemps 2005 alors que l’hiver fait des siennes et résiste pour perdurer. Grosse rotation radio en prévision. Préparez-vous donc à fredonner ses quelques ritournelles La Godiche, Y’a du monde, J’ai aimé, Manqué plus qu’ça, le vent, l’excellentissime le quotidien et même Girl, une reprise des Beattles à laquelle elle s’attaque de bien belle manière. Album printanier et plein de belle chose. Une étonnante Sandrine Kiberlain qui en a…(voir ou pas). F.P.

SANDRINE KIBERLAIN Manquait plus qu’ça (Virgin/Emi)
SORTIE LE 15 MARS 2005

Site internet : www.emimusic.com

CAMILLE, FUNAMBULE SUR LA NOTE SI
Vous connaissez certainement Camille, sans avoir fait le rapprochement. Elle était la collaboratrice de Jean-Louis Murat sur son album-dvd Parfum d’Acacia Au Jardin ou encore l’avez-vous découverte à Sédières en 2004 avec Laetitia Sheriff et Feist dans le cadre de la soirée féminine. En effet, elle était en compagnie de Marc Colin et d’olivier Libaux pour le projet Nouvelle Vague. Camille est bien l’audacieuse Parisienne qui multiplie les expériences musicales et qui publie aujourd’hui son second disque Le Fil, une sorte de concept-album bâtie sur la note si, soit la septième note de la gamme de do. Dans la gamme anglaise, c’est la note B, ou encore bee (comme une abeille, la femme du bourdon), cette note que Camille tient tout au long de ce disque. Cette réalisation est un véritable exercice de style pour cette jeune femme qui s’impose petit à petit dans le paysage français de la chanson d’aujourd’hui. On commence même à comparer son travail de recherche et d’expérimentation musicale à celui de Bjork pour avoir, comme elle, mis essentiellement la voix au centre de ce projet. Des chansonnettes comme La jeune fille aux cheveux blancs, Janine version 1,2,3 où elle fait rimer Ardèche et Corrèze, Vous, Pour Que L’Amour Me Quitte, et Pâle Septembre. Un disque au pari audacieux qui se finit avec un quinzième morceau d’une durée de 38,59 mn et d’un bourdonnement à l’infini. Attention à la piqûre de l’insecte, il n’y aura peut-être pas besoin de rappel. Saluons le culot de cette intrépide qui tient plus d’une heure sur son fil et sans filet. Une artiste prometteuse. F.P.

CAMILLE Le Fil (Virgin/Emi)

Site internet : www.camille-lefil.com


LE RETOUR EN GRÂCE DES WEDDING PRESENT
Profondément marqué par les compositions rêches et intenses des Wedding Present à la fin des années 80, il était impossible de rester insensible à l’annonce de leur reformation inespéré après plus de 8 ans d’absence et deux derniers albums décevants intitulés Watusi et Saturnalia. Cet étonnant retour sur le devant de la scène de David Gedge et de son groupe, quelque peu remanié, pouvait-être à double tranchant : rester un épi-phénomène dans le paysage rock des années 2005 ou annoncer le retour en grâce de ce groupe qui a connu son heure de gloire en 1992. Cette année-là, il envisageait de publier, chaque mois de 1992, un 45 tours vinyle constitué d’un morceau inédit et d’une reprise (parmi lesquelles au fil des mois, Falling, le générique de Twin Peaks (Julie Cruise/Badalenmenti/Lynch ; Cattle and Cane des Go-Betweens ; Chant Of The Ever Circling Skeletar Family de David Bowie, etc.). Nous vous rassurons tout de suite, ce nouvel opus Take Fountain est un véritable petit chef-d’œuvre… une vraie fontaine de jouvence dans laquelle David Gedge a sûrement baigné. Le disque ouvre sur On Ramp, un instrumental de 2 mn 05, (comme une sorte de mise en condition) et le second titre de l’album Interstate 5 se révèle être un morceau de bravoure, le retour aux véritables sources du meilleur des Wedding Present comme à l’époque de Georges Best ou de Seamonsters, leurs premiers disques. Avec ce nouvel opus, on pourrait croire que le groupe fait son parcours vers une certaine rédemption comme pour rattraper les années perdues et les erreurs commises. Always The Quiet One, Ringway To Seatac, Dont’ Touch, It’s For You et Perfect Blue sont des chansons éblouissantes qui confirment cette citation du regretté John Peel, plus grand critique rock anglais de ces vingt-cinq dernières années : David Gedge a écrit les meilleurs chansons d’amour dans le répertoire du rock’n’roll. Vous pouvez me contredire, mais j’ai raison et vous avez tort. Nous espérons juste que John Peel a eu la chance d’écouter les dernières compositions du groupe avant de s’éteindre. Disque somptueux et retour magistral. F.P.

THE WEDDING PRESENT Take Fountain (Talitres)

Site internet : www.theweddingpresent.net - www.talitres.com

En concert, le 16 mars 2005 à Paris (La Maroquinerie) et le 17 mars 2005 à Toulouse (Les Marins d’Eau Douce). En prévision au festival de Sédières en juillet 2005

 






THE NATIONAL… 2 X 2 FRERES ET UN CHANTEUR AUX INFLUENCES FOLK-ROCK
Originaire de l’Ohio mais new-yorkais d’adoption, The National (Vu à Sédières en 2004 avec The Servant, Minor Majority et T) font un retour remarqué avec leur nouvel album Alligator qui sera disponible dans les bacs en avril prochain. Scott et Bryan Devendorf (respectivement guitare et batterie), Bryce et Aaron Dessner (guitare et basse), accompagné de Matt Berninger au chant confirment avec Alligator le bien que la presse unanime pensait de cette fratrie si bien inspirée et si bien associée. En 2003, Sad Songs For Dirty Lovers était cité parmi les cinq meilleurs albums par la critique de Libération et apparaissait à la première place du palmarès de Bernard Lenoir. Compte-tenu du nombre de sorties sur une année, The National s’inscrit bien comme une référence. Bientôt, vous aussi, vous pourrez découvrir les 13 titres d’Alligator : Secret Meeting, Karen, Lit Up, Looking For Astronauts, Daughters Of The Sohe Riots, Baby We’ll Be Fine, Friends Of Mine, Vall Jepster, All The Wine, Abel, The Geese Of Beverly Road, City Middle, Mister November. Des titres sont déjà régulièrement en rotation chez C’est Lenoir. The National, un grand groupe s’affirme. F.P.

THE NATIONAL Alligator (Talitres) Sortie en avril 2005

Site internet : www.talitres.com



QUELQU’UN M’A DIT… LONGTEMPS
Gros plan sur le nouvel opus de Louis Bertignac, Longtemps, composé de 12 chansons presque toutes signées Carla Bruni pour les textes et Louis Bertignac pour les musiques. On appelle ce genre d’exercice un renvoi d’ascenseur puisque Bertignac avait presque entièrement composé les musiques du premier album de Carla Bruni. Longtemps est un beau disque, labellisé chanson française et réalisé dans le moule du savoir-faire de chez nous. Biensur, rien de véritablement novateur sur le plan de l’écriture et de la composition, mais un agréable disque de chanson qui risque de vous accompagner longtemps avec les titres Rêver d’Elle, Sans toi et Elle Pleure. Pour les fans de Carla Bruni, de Bertignac et de Téléphone, nous vous encourageons à vous procurer l’édition deluxe avec en supplément, un Dvd contenant des clips exclusifs faits à la maison des 12 chansons de l’album et des documents d’archives de Bertignac avec des versions rares de Cendrillon et autres chansons… Pour les inconditionnels. F.P.

LOUIS BERTIGNAC Longtemps (Polydor/Universal)

Site internet : www.bertignac.com

MARS ATTACK
Les furieux Américains de Mars Volta (ex-At The Drive In) font un retour fracassant avec leur second album Frances The Mute qui débute en sourdine comme pour mieux dérouter l’auditeur par la suite. Il distille un semblant de Punk-rock/rock progressif et alterne les morceaux toujours aussi abrasifs et d’autres beaucoup plus calme où ils atteignent des sommets dans l’art et la manière de frôler le sublime. The Mars Volta est un groupe surprenant composé de musiciens aux personnalités insondables. Déroutant ce disque qui pourrait presque nous réconcilier avec le hard-core. . F.P.

THE MARS VOLTA Frances The Mute (Polydor/Universal)

Site internet :
www.themarsvolta.com

G LOVE, LE NOUVEAU JEUNE PRODIGE DU FOLK ROCK
Vous aimez le folk, le rock, le blues, les grands espaces, Beck, Ben Harper, et les sonorités qui ont été à l ‘origine des fondations du rock. Découvrez G. Love qui s’acoquine avec Jack Johnson l’histoire d’un morceau intitulé Give It To You. Préparez-vous aux voyages et aux errances musicales sur les grandes terres de l’Amérique profonde. On en reparlera très vite. G Love, bientôt un incontournable. F.P.

G LOVE The Hustle (Brushfire records/Universal)

Site internet : www.philadelphonic.com - www.brushfirerecords.com
THAT SUMMER
Coup de projecteur sur une nouvelle signature du label Talitres. That Summer est le projet de David Sanson, un disque fleuve et apaisé qui doit autant à Brian qu’à David Sylvian, à Hood qu’ à Depeche Mode. F.P.

THAT SUMMER Clear (Talitres)
SORTIE LE 8 MARS 2005

Site internet : www.thatsummer.com - www.talitres.com
DAISYBOX

DAISYBOX Diagnostic (Barclay/Universal)
www.daisybox.com
3 DOORS DOWN

3 DOORS DOWN Seventeen Days (Republic Recors/Universal))
www.3doorsdown.com - www.republicrecords.com
THIEVERYCORPORATION

THIEVERYCORPORATION The Cosmic Game (Barclay/Universal)
www.thieverycorporation.com - www.elsmusic.com


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