>
NOVEMBRE / DECEMBRE 2004
|
|
Around
the sun / REM
On ne change pas une formule qui fonctionne
(un rock à la fois vigoureux et parfois planant)
sur la planète entière. Bien sûr,
d’aucuns parleront de recettes, mais au niveau
auxquelles hissent ces mêmes recettes, Michael
Stipe et sa bande, on ne rechigne pas au plaisir.
Dans la veine de ses prédécesseurs,
Around the sun paraît au cours de la tournée
Vote For Change dans laquelle s'est embarqué
le groupe aux côtés de Bruce Springsteen,
John Fogerty et Bright Eyes. Le message donc de
cet album est d’ailleurs simple : (virer le
président Bush de la Maison Blanche). Michael
Stipe a notamment déclaré que la situation
actuelle du monde avait eu un grand impact sur la
composition des chansons de ce nouvel album. P.C.
REM
COMME… REVE EN MORCEAUX
Ce treizième album des REM aura
donc porté préjudice au groupe comme
aux démocrates américains. Michael
Stipe et les siens, entrés depuis mars 2003
en résistance contre l’intervention
en Irak et engagés dans la campagne du Vote
for change avec Ben Harper, Bruce Springsteen et
d’autres, sont aujourd’hui anéantis
par la décision du peuple américain.
Le chiffre treize aura donc porté malheur
à REM. L’album Around the sun aurait
pu tout aussi bien être baptisé Blind
around the sun . Après plusieurs écoute
du disque, reste un désagréable sentiment
d’inassouvissement et de déception.
Les REM ne sont plus dans le coup où du moins,
le groupe réutilise encore les mêmes
ficelles. De belles chansons pop luxuriantes et
poétiques, semi-acoustiques, semi-électriques
; mais la sensation de réentendre des chansons
déjà connues. Bien sûr, le single
Leaving in New York, matraqué sur les ondes,
est imparable, mais le reste de l’album demeure
véritablement anecdotiques pour les fans
de la grande époque… Même la
période Out of time et Automatic for the
people semble bien loin… Plus de dix ans déjà…
Un disque pour les inconditionnels, tout en émettant
des réserves… Bien dommage… REM,
c’est décidément plus l’Amérique…
F.P.
REM Around the sun (Warner/WEA)
- Déjà dans les bacs
Site
internet : www.remhq.com
|
| |
Une
sacrée lumière /
Ben Harper
En janvier 2004, Ben Harper et son groupe
The Innocent Criminals avaient enregistré
quelques titres avec le trio gospel américain
The Blind Boys Of Alabama. Séduit par cette
expérience, Ben Harper a décidé
d'enregistrer un album complet avec le trio légendaire.
Le résultat : There Will Be a Light, un album
de blues/gospel/soul "à l'ancienne".
Sans esbrouffe, Ben Harper retrouve les racines
du blues et du gospel au travers de cette collaboration
fructueuse et dénuée de prétention
commerciale. A l’écoute de cet album,
on sent, comme palpable, la dévotion que
porte Ben Harper porte à ses illustres aînés.
P.C.
Ben
Harper There Will Be a Light (Virgin) -
Déjà dans les bacs
|
| |
SMILE
: COSMOS 2004 OU LA SYMPHONIE PASTORALE DES BEACH
BOYS
Fan de pop, des Beatles au XTC en passant
par Prefab Sprout, The High Llamas, Martin Newell,
The Nits, The Divine Comedy… Le projet Smile,
l’œuvre inachevée de Brian Wilson
vient de voir le jour, 37 ans après…
Tout arrive à qui sait attendre… Cet
obscur objet de désir, sur lequel des pages
et des pages de fantasmes ont été
écrites, arrive enfin dans les bacs…
A l’époque, Brian Wilson aurait
défini ce disque, encore en projet comme
une «symphonie pastorale adolescente adressée
à Dieu ». Pour préparer cette
œuvre qu’il imagine grandiose, il assemble
des bribes de mélodies, des fragments d’effets
sonores, de voix, demandant aux autres Beach Boys
de se coucher par terre pour chanter. Il songe à
enregistrer«Une suite des quatre éléments».
Repoussé de mois en mois, le projet de Smile
est définitivement abandonné au milieu
du printemps 1967.
Selon la légende, le coup de grâce
est donné par une visite de Paul Mc Cartney
au mois d’avril, arrivé le jour de
séance d’enregistrement de la chanson
«Vegetables» (On a même prétendu
qu’il participa à la production). Paul
Mc Cartney parle avec enthousiasme du nouvel album
des Beatles, dont la sortie est prévue le
mois suivant : Sgr Pepper’s Lonely Hearts
Club Band. Il interprète «She leaving
Home» au piano. Wilson qui, depuis trois ans,
est obsédé par la compétition
avec les Beatles comprend qu’il est distancé
et largué à jamais. Pour la première
fois de sa vie, il abandonne : Smile, éternellement
inachevé, deviendra l’un des plus grands
mythes de la pop music.
Imaginez que les Beatles aient laissé en
chantier Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band, leur
chef-d'œuvre de 1967. Et qu'ils n'en aient
publié que des esquisses. D'autres fragments
auraient échoué sur des disques pirate,
alimentant ainsi le plus grand mythe de l'histoire
du rock. À présent, imaginez qu'en
2004 Paul McCartney, assisté de jeunes musiciens,
rouvre ce chantier et termine Sgt Pepper. Remplacez
McCartney par Brian Wilson, Beatles par Beach Boys
et Sgt Pepper par Smile… et vous êtes
pris de vertige. En mars dernier, les spectateurs
de l'Olympia ont pu assister à la création
de Smile. À présent, ils tiennent
un disque entre les mains: Brian Wilson Presents
Smile (Nonesuch/WEA). En 1967, assisté d'un
jeune poète et musicien, Van Dyke Parks,
Wilson avait conçu un projet mystique typique
du psychédélisme californien : une
évocation de la découverte de l'Amérique
et de la conquête de l'Ouest, s'élevant
vers une célébration des quatre Éléments.
Deux tiers de cette musique étaient déjà
connus. Le reste a été complété
et interprété par Wilson avec des
musiciens d'une rare sensibilité, avec quelques
parties jamais entendues, dont "Child Is Father
To The Man", un sommet. Smile glisse de mélodies
en harmonies splendides, mêlant comptines
et airs romantiques, intégrant des éléments
de chants amérindiens, de jazz dixieland,
de musique hawaïenne, et même de musique
concrète. De cette restauration anachronique,
le plus étonnant est la légèreté,
qui vient nous hanter comme un remords. Qu'avons-nous
gagné, depuis, à perdre cette innocence
? Michka Assayas et Fabrice Ponthier.
BRIAN WILSON PRESENTS - SMILE (Nonesurch/Warner)
Site
internet : www.nonesurch.com
|
| |
MANU
CHAO, ETONNANT VOYAGEUR DEVANT L’ETERNEL
En automne 2003, Manu Chao a posé
ses bagages et s’est installé avec
son studio portable sous les toits de la Cigale
avec son nouveau complice, le dessinateur Wozniak
qui collabore de façon régulière
au Canard Enchaîné. Aujourd’hui,
le fruit de cette collaboration : le projet Sibérie
m’était contéee est disponible
depuis le 1er novembre dernier, chez tous les libraires,
magasins Fnac et Mégastore. Ce projet original
est constitué d’un livret illustré
à la manière d’un livre pour
enfant, accompagné du nouvel album de Manu
Chao incluant 16 chansons inédites et en
français. Un conseil, précipitez-vous,
car au vu de la réussite de la première
version-test de ce joli objet (sortie le 23 Septembre
à 35 000 exemplaires au prix de 6 €
est déjà épuisé), celui-ci
risque vite d’être en rupture de stock.
Même si Manu Chao dément le fait de
vouloir régler ses comptes avec son ancienne
maison de disque Virgin, en argumentant qu’il
a toujours été libre et qu’il
gérait sa carrière comme il l’entendait,
il y a tout de même dans cette démarche
comme une défiance vis-à-vis des majors
qui pensent conserver le monopole d’éternels
baromètres de la création musicale.
Bien entendu, cet exemple d’un alter-mondialiste
convaincu témoigne qu’un autre monde
est possible, mais tout le monde ne s’appelle
pas Manu Chao. Quoiqu’il en soit, cette originalité
mérite d’ouvrir une nouvelle brèche
dans ce système des maisons de disque si
décriées aujourd’hui. Si l’on
se focalise plus sur le contenu musical de Sibérie
m’était contéee, on entend un
Manu Chao plutôt en forme : intuitif et festif
(pour ne pas dire franchouillard) avec Le p’tit
Jardin, espiègle mais toujours lucide du
monde qui l’entoure sur La valse à
sale temps; un tantinet naïf mais jamais dupe
: . Un Manu Chao qui inaugure peut-être le
concept du conte musical alter-mondialiste (un disque-livre
illustré en forme de passerelle entre les
adulescents d’aujourd’hui et les enfants
de demain). Somme toute bizarre ce disque qui renvoie
au souvenir d’un ancien ami, fan de la Mano
Négra dont la maxime était : Les fleurs
puent, les mouches pètent… pas si éloigné
de «les chiens ont soif, les pigeons volent
». F.P.
MANU CHAO & WOZNIAK Sibérie
m’était contéee (Radio Bemba/Editions
Les Mille Paillettes)
Première version livre-disque 6 titres sortie
le 23/09/04 épuisée
Deuxième version livre-disque 16 titres,
disponible depuis le 1er novembre 04
Site
internet : www.manuchao.net
|
| |
3
GUYS NEVER IN… UN NOM A RETENIR DES AUJOURD’HUI…
Voici 3 guys never in, trois garçons
dans le vent contrairement à ce qu’ils
voudraient nous faire croire. Une formation de pop-music
tantôt classieuse, tantôt noisy, qui
risque fort de faire beaucoup parler d’elle
en 2005. 3 guys never in, ce sont trois gars originaires
de Tours aujourd’hui à Nantes, dont
on a pu obtenir en exclusivité, le premier
quatre titres From love to despair, un condensé
de pop musique dans la plus belle tradition de ce
qui se fait aujourd’hui… Du titre innocent-blind
qui côtoie étrangement une sorte de
classico-pop à la Neil hannon à some
girls say I’m bigger than others qui n’est
pas sans faire référence à
la chanson des Smiths, sans omettre Nobody has to
know qui clôture cette première livraison
musicale qui aurait pu être une signature
Sarah Records à l’époque des
Field Mice…
3 guys never in, un nom dont il faut d’ores
et déjà se souvenir mais aussi un
véritable petit trésor musical qui
risque de conquérir les cœurs et les
platines disques. F.P.
3 GUYS NEVER IN From
love to despair (Recall) |
|
|
MADELEINE
PEYROUX, CONSENSUS DE TALENT ET DE CHARME ENTRE
LE JAZZ ET LA POP
Cette jolie américaine, au
patronyme qui évoque plutôt la France,
dispose d’une voix très singulière,
capable de vous méprendre au jeu du «
blind-test ». Qui peut affirmer ne pas se
laisser entraîner sur de mauvaises pistes
à l’écoute de sa somptueuse
reprise de Don’t cry baby ? Il en sera de
même sur toute la durée de ce disque
composé essentiellement de reprises : Dance
me to the end of love de Léonard Cohen, You’re
gonna make me lonesome when you go de Bob Dylan,
Between the bars de Elliott Smith ou encore le Weary
Blues de Hank Williams. Cette quasi-inconnue fait
un remarquable retour après huit ans de silence.
En effet, son tout premier disque Dreamland n’a
connu qu’un succès d’estime tandis
que Norah Jones a eu la chance, quant à elle,
de connaître tout de suite la rançon
du succès. Vous pourrez aussi découvrir
sur Careless Love, une chanson co-signée
Madeleine Peyroux/Jesse Harris: Don’t wait
too long et entendre une reprise en version française
de l’incontournable J’ai deux amours.
Norah Jones n’est plus seule dans ce registre
musical, elle a aujourd’hui une concurrente
avec qui elle devra compter … Careless love
de Madeleine Peyroux est le disque idéal
pour les longues soirées d’hiver…
Luxe, calme et volupté… F.P.
MADELEINE PEYROUX Careless
love (Universal Jazz)
|
| |
LE
RETOUR EN GRÂCE DE MARIANNE FAITHFULL
Marianne Faithfull,
l’égérie des années soixante,
muse du Mick Jagger de la grande période des
Rolling Stones fait un retour fracassant avec son
nouvel opus Before the poison. Même si la période
Sister Morphine semble aujourd’hui belle et
bien révolue, la grande dame du « swinging
London » vient de replonger dans le meilleur
de sa production discographique comme sur son fameux
A secret Life réalisé en 1995 avec la
complicité d’Angelo Badalementi. Le poison
auquel le titre semble faire référence
demeure le thème éternel de l’Amour,
bien que la collaboration de PJ Harvey et de Nick
Cave (les deux ex-amants) à la réalisation
de ce disque (parole et musique) ne soit en rien étranger
à ce «délicieux poison»
de la création dans lequel Marianne Faithfull
s’est immergée avec beaucoup de plaisir.
A l’image d’une Juliette Gréco
qui a relancée sa carrière grâce
au soutien de la jeune garde de la chanson française
(Benjamin Biolay, Miossec, etc), Marianne Faithfull
s’est retrouvée en studio avec PJ Harvey
pour «The mystery of love, My friends have,
No Child of mine, Before the poison, In the factory
», Nick Cave sur «Crazy love, There is
a ghost» , Damon Albarn avec «Last song
», ou encore Rob Ellis et Warren Ellis pour
concevoir ce disque éblouissant dans lequel
chacun des protagonistes a laissé une véritable
empreinte. Tout simplement sublime. F.P.
MARIANNE FAITHFULL Before the
poison (Naïve/Sony)
Site internet : www.naive.fr
|
| |
JEAN-FRANCOIS
COEN OU LA DIGNITE D’UN PERDANT MAGNIFIQUE
Après
un premier album éponyme très remarqué
en 1993 grâce titre somptueux La tour de pise,
mis en image par le talentueux Michel Gondry, mais
malheureusement introuvable chez les disquaires
à cause d’une erreur de code barre
imputable à la maison de disque, Jean-François
Coen est resté silencieux (pour ne pas dire
qu’il est porté artistiquement disparu),
pendant plus de dix ans. Ce disque fantôme,
réalisé dans la douleur à cause
du perfectionniste exubérant du néanmoins
timide Jean-François Coen, ne bénéficiera
d’aucune scène pour défendre
live ses chansons et ses merveilleuses mélodies
auprès du public. A croire que le destin
s’est acharné sur ce chanteur de talent,
ex-bassiste des Modern Guy. Inconsciemment, nous
avions toujours escompté découvrir
Jean-François Coen sur scène pour
ne pas dire que nous attendions sans grand espoir
une suite à cet album de chanson pop, quelque
peu dans la mouvance de la nouvelle vague musicale
très prometteuse. Jean-François Coen
pouvait dès lors, entrer dans le cercle fermé
des nouveaux auteurs-compositeurs-interprètes
de la chanson française des années
90 comme Dominique Dalcan, Silvain Vanot et Julien
Baer. Même s’il partage la même
conception musicale qu’avec les auteurs précédemment
cités, il est beaucoup plus proche du Suisse
Jean-Bart dans cette façon de concevoir une
musique à la vitesse 24 images seconde (en
référence à leur passion pour
le cinéma). Bien sur Calamity Jane, Tu causes,
la cuniculiculture, Ulysse & Pénélope,
Café bouillu ou encore le titre phare Vive
l’amour confirme que Jean-François
Coen n’a rien perdu à son talent de
la narration musico-cinématographique qu’il
avait auguré avec La tour de pise, la mystérieuse
Camille, Un film snob pour martien, A présent
le futur, l’évanescente Pépita,
il n’en demeure pas moins qu’il a perdu
10 ans de sa vie et qu’il semble être
quelque peu en décalage avec la création
d’aujourd’hui. Un joli disque de chanson
qui peut trouver sa place entre Vincent Delerm,
Alain Souchon et Jipé Nataf. A découvrir
ou à (re)découvrir.. F.P.
JEAN-FRANCOIS
COEN Vive l’amour (Naïve)
Site internet : www.naive.fr
JEAN-FRANCOIS
COEN Jean-François Coen (Columbia/Sony)
|
 |
CLEAN…
APRES LA PLUIE, LE BEAU TEMPS…
Désordre
(1987), Paris s’éveille (1992), L’eau
Froide (1994), Demonlover (2002) et Clean (2004)…
Quels sont les points communs de ces différents
films ? La réponse est bien entendu, Olivier
Assayas, l’ex-critique des cahiers du cinéma,
passé derrière la caméra et à
la mise en scène pour nous offrir sa vision
du monde. L’autre similitude de ces films, c’est
la place prépondérante qu’occupe
la musique rock dans sa narration. En l’occurrence
ici, elle renvoie à la thématique de
la représentation de la jeunesse des années
80/90. Comme le dit Olivier Assayas, on parle le mieux
de ce que l’on connaît. En effet, Olivier
Assayas a toujours baigné dans cet univers
du rock. Dans Clean, il met en scène Emily,
une ex-junkie, magistralement interprétée
par Maggie Cheung ; qui essaie de changer de vie et
qui décide de décrocher de la drogue,
pour quitter le milieu du rock, se trouver un job
et se racheter une conduite pour récupérer
son fils. Le film est renversant par la sincérité
du jeu des acteurs : Maggie Cheung, Nick Nolte, Tricky,
Jeanne Balibar et Béatrice Dalle. Précipitez-vous
dans une salle sombre pour voir Clean et n’hésitez
pas à vous offrir cette bande son au générique
captivant : Brian Eno, Tricky, The Nostwist vu à
Sédières en 2002, The Metric et surtout
pour entendre Maggie Cheung an chant sur 4 titres.
Un très beau disque.
A noter que que Maggie Cheung apparaît sur un
disque pour la seconde fois. Pour sa première
expérience, elle avait prêté sa
voix à Jeanne Balibar pour son album Paramour,
produit par Rodolphe Burger sur son label Dernière
Bande. F.P.
CLEAN
– BANDE ORIGINALE DU FILM d’OLIVIER ASSAYAS
avec Maggie Cheung, Tricky, The Notwist…(Rectangle/Naïve)
Site internet : www.naive.fr
|
 |
YANN
TIERSEN & SHANNON WRIGHT
Ces deux-là
étaient faits pour se rencontrer et vivre une
expérience musicale commune. Shannon Wright,
vu à Tulle dans le cadre du Festival Ô
Les chœurs, a gratifié le public d’un
set fantastique : un geyser d’électricité
en pleine activité… Tension et émotion
étaient au rendez-vous. Une des plus belles
découvertes du festival 2004. Yann Tiersen
et Shannon Wright viennent de sortir cet album, avant
la création d’un spectacle dans le cadre
des Transmusicales de Rennes en décembre prochain.
F.P.
YANN TIERSEN & SHANNON WRIGHT
- (Ici d’Ailleurs/Vicious Circle/Discograph) |
 |
MATMATAH
/ Archie Kramer
Matmatah sort un nouvel
album aux horizons larges. Le groupe nous offre du
rock, du funk, des rythmes lancinants, des chansons
mi-chantées mi-parlées. Le style est
donc assez varié. Le tout est saupoudré
de textes ouverts à l’international tant
sur le plan des textes que sur le plan des langues
avec entre autres Alzeimer, Radio Edit, Casi El Silencio.
Quelques invités mettent leur grain de sel
dans les musiques : un pianiste jazz, un rappeur NewYorkais,
le siffleur d’Ennio Morricone et un saxophoniste.
Avis personnel : je n’accroche pas à
tout, mais il y a de bons morceaux : « Alzeimer
», « Tombé Des Nues », «
Au conditionnel », « Le souvenir »
C.H.
MATMATAH Archie Kramer (La Ouache
Production - Octobre 2004) Déjà dans
les bacs
Site internet : http://www.matmatah.com
(possibilité d’entendre des extraits
du nouvel album) |
|
|