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Musique à l’Anis

Anis
signifie « le compagnon », en arabe littéraire. Né en 1977 à Pontoise, dans le 9-5, Anis a grandi en écoutant Tom Waits, les vieux bluesmen Bo Diddley et John Lee Hooker (Boogie Man), Billie Holiday, et aussi Edith Piaf, et Colette Magny. « Mais dit-il, il n’y a pas de blues pur et dur dans mon album, mais mon rêve est de m’en approcher. Je ressens le blues dans mon âme. Quand je vois à la TV des reportages sur les femmes algériennes, je pleure, et je pense à l’histoire de nos parents, même si je n’écris pas directement sur ces sujets. Le blues, c’est l’histoire des noirs aux Etats-unis, et c’est aussi un peu la nôtre, l’histoire des émigrés et des enfants d’émigrés. C’est une musique de lutte pour l’existence. Par mes origines, je suis né avec le spleen que mes parents m’ont transmis. »...
Son dernier album, sorti en octobre dernier, s’intitule « La Chance ». Indispensable. P.C.

ANIS - La chance

Site Internet :
http://perso.wanadoo.fr/tchadhouse/index.html





Idéal Jean-Louis

Il aura fallu attendre une bonne dizaine d’années pour qu’enfin tout ce qui compte comme critique s’aperçoive enfin qu’il pouvait y avoir, pour son leader, une vie après Téléphone...
Avec « Idéal Standard », Jean-Louis Aubert signe l’album de la maturité. Un rock simple mais idéalement mélodique, comme l’affectionne l’ancien guitariste de Téléphone. Mais, surtout des textes où la nostalgie perce plus que jamais et que l’on arrête d’évoquer des paroles d’ados attardé… ou alors nous sommes bien nombreux à ne pas avoir dépasser la quinzaine… P.C.

JEAN-LOUIS AUBERT - Idéal Standard




Clap Your hand say Yeah

« Quintette de Brooklyn (on ne les comptent plus, c’est le quartier désormais branché de NY) déboulant sans crier gare et encensé par quelques webzines références aux USA (Pitchfork en tête), cela ressemble fort au cas ‘Arcade Fire’ pour lesquels la chronique de ce dernier site surtout avait constitué le point de départ médiatique et public de l’aventure que l’on sait aux Etats unis.. On est donc, avant d’entrer dans le vif du sujet, assis entre deux chaises : on se dit qu’ils veulent recréer le même genre de buzz donc la réaction naturelle est forcément la méfiance. Les suspicions sont rapidement évacuées : c’est un très bon album que l’on qualifiera d’Indie Pop, mais c’est sur un terrain beaucoup plus vaste que le groupe opère notamment en ne se limitant pas au classique guitare basse batterie, mais en rejoignant justement les Arcade Fire sur une instrumentation variée et surtout utilisée à bon escient. On sent également la même fraîcheur, la même liberté de ton et d’esprit, et si leurs titres sont peut-être un peu moins accrocheurs sur l’instant, ils sont quasiment tous d’excellente facture. C’est une chevauchée pop magnifique comportant des envolées mélodiques intenses et épiques sur laquelle nous sommes entraînés. Pour donner une idée plus concrète du groupe : on situera la voix du chanteur entre Thom Yorke et David Byrne. On citera au milieu des influences musicales très diversifiées balayant une grande partie de la pop anglo saxonne des 25 dernières années, quelques pièces essentielles : Talking Heads, Radiohead - période 'The bends', Wilco… Verdict après écoute répétée : Clap your Hands say yeah, vaut qu’on s’intéresse à son cas. » Thierry HoualLesChoses.com

CLAP YOUR HAND SAY YEAH

LA MELANCOLIQUE ET ROMANTIQUE SOPHIE AUSTER

Sophie Auster
n’est autre que la fille de Paul Auster, le plus français des auteurs américains. Cette étudiante en littérature vient de réaliser son premier album éponyme, un hommage à la poésie et à l’écriture qu’elle a réalisé avec la complicité du groupe One Ring Zero. Elle chante ses propres compositions « The door » et « Walking the wire », les vers de Robert Desnos « J’ai tant rêvé de toi – The last poem » ; de Tristan Tzara « L’homme approximatif - Word Heat» ; de Paul Eluard avec « L’amoureuse – The Lover », mais aussi des textes de son père comme « Ferme les yeux - Close your eyes » ou « Sailor girl – La fille matelot ». Cette jeune et jolie Américaine qui vit à Brooklyn pousse son talent et se permet même une adaptation en français du fameux « Le pont Mirabeau » d’Apollinaire, qui nous renvoie aux plus belles reprises de Joséphine Baker. L’accent de Sophie Auster chantant en français ne vous laissera pas de marbre. On ne peut pas évoquer cet album sans mettre l’accent sur le One Ring Zero, la formation de Michael Hearst et de Joshua Camp qui accompagne Sophie sur ce disque comme sur la scène. Ces deux musiciens se rencontrent en 1995 à l’entrepôt des instruments Hohner de Richmond (Virginie) où ils travaillent tous les deux. Michael Hearst y accorde les harmonicas et Joshua Camp, lui, est spécialisé dans les accordéons. Hearst joue du claviola, du Theremin, de la guitare, des tambours, de la basse, du glockenspiel, du sifflet slide tandis que Joshua utilise l’accordéon, le claviola, l’orgue Thomas, différents claviers et du piano jouet.
Lorsqu’il croise le chemin de Paul Auster, c’est pour la réalisation du projet « New York Spleen », des chansons écrites dans le New York de l’après Onze-septembre, qui parlent de solitude, de rêves impossibles, de cafards et qu’ils mettent en musique. Depuis, les collaborations avec la famille Auster se développent et Sophie bénéficie de ces musiciens hors pair pour son premier opus. Un disque indispensable pour les amoureux des belles lettres et de la musique folk-rock (made in USA). F.P.

SOPHIE AUSTER Album éponyme (Actes Sud/Naïve)
ONE RING ZERO New York Spleen (Naïve)
Site Internet : www.sophieauster.com - www.naive.fr





LE PHENOMENE SUFJAN STEVENS

Cet Américain s’est lancé dans le challenge de réaliser autant d’albums qu’il existe d’états aux Etats-Unis. Un pari sacrément osé. « Illinoi s» est le premier opus de cette collection. Un album époustouflant aux arrangements pop et classico-pop subtils qui, à certaines reprises, n’est pas sans nous rappeler le meilleur de la musique des Beach Boys. L’album débute avec « UFO », un titre qui vous donne des frissons dès l’ouverture. Comme sur toute la longueur de ce disque – 22 titres, les morceaux s’enchaînent sans fioriture avec une unité musicale imparable sous forme d’album-concept. La grandiloquence de ce nouveau jeune songwriter peut aussi nous faire penser à celle de Neil Hannon de The Divine Comedy. Sufjan Stevens, à l’instar de ses homologues canadiens d’Arcade Fire, devrait sans aucun doute s’inscrire comme l’un des artistes qui marquera le début de ce millénaire. Les titres « John Wayne Gacy », « Chicago », « The man of Metropolis steals our heart s» sur l’album « Illinois » et les chansons « Sister » et « Size too small » sur « Seven Swans », le précédent album, sont d’ores et déjà des grands classiques. Sufjan Stevens est un artiste à écouter sans modération. Une invitation au voyage garanti. A découvrir d’urgence. F.P.

SUFJAN STEVENS «Illinois – Come on feel the illimoise» (Rough Trade)
SUFJAN STEVENS «Seven Swans» (Rough Trade)
Sites Internet :
www.sufjan.com - www.roughtraderecords.com

  LA REVELATION FRANCAISE CYRZ

La nouvelle coqueluche de SUBculture pour ce début d’année se nomme Cyrz, un artiste dont le parrain n’est autre que Mathias Malzieu, le chanteur de Dionysos. Cyrz est un jeune chanteur français, que l’on pourrait classer artistiquement entre Bertrand Betsch et Miossec. Son premier album qui devrait contenir 13 titres dont les excellents « Avant tout », « Le fer forgé », « Un morceau de mon avenir », « Le ciel des amants », « Les battements» , « Mélimélopée », « Le butin » devrait très prochainement faire parler de lui. Un artiste à la côte qui monte. A suivre prochainement dans ces colonnes.
Voici ce qu’en dit le leader de Dionysos, Mathias Malzieu :
«Cyrz a un volcan à chansons dans sa chambre, son activité sismique est constante depuis plus de 10 ans. Après nombre de tremblements de têtes swingants et mots de ventre à l'humour noir et rouge, aujourd'hui, c'est la grande irruption : "un morceau de mon avenir", le premier album "officiel" de Cyrz, ressemble aux mille cassettes volcaniques planquées dans sa chambre ; même odeur de plancher qui craque, mêmes chansons boisées au folk banjo, guitare- harmonica transcendés par une langue tranchante à s'en faire saigner les dents. Ce disque aurait pu s'appeler " songs from a room", mais c'était déjà pris par Leonard Cohen, alors Cyrz a versé quelques gouttes de soufre du "Harvest" de Neil Young, a souri avec la fossette de Dominique A version Calexico. C'est rare et précieux d'écouter un disque qui nous chante autant qu'il nous parle». F.P.

CYRZ - «Un morceau de mon avenir»
Sortie en Février 2006 chez Pias
MANGEZ LA POMME

Absente depuis quelque temps déjà du devant de la scène et de l’actualité discographique, Fiona Apple est de retour avec son nouvel album « Extraordinary Machine », un condensé de pop-rock-songwriting et de musiques aux ambiances jazzy. Plébiscitée par son public alors que sa maison de disque allait la remercier, l’histoire de ce nouvel opus est aussi l’histoire d’une fidélité entre une artiste et son public. Comme à son habitude, Fiona Apple nous délivre une nouvelle fois une série de chansons intimes, introspectives et sublimes au travers desquelles elle démontre encore une fois son talent en tant qu’auteur-compositeur-interprète. F.P.

FIONA APPLE - Extraordinary Machine (Clean Slate/Epic)
Site Internet : www.fiona-apple.com

RHESUS

Ce nouveau groupe Français qui n’a certainement pas inventé l’eau chaude brille par son aptitude à composer des chansons pop-rock parfaites dans la plus pure tradition anglo-saxonne (format court et efficace) comme « Sad disco », « Just let go », « Sorry for this ». Rhésus, lauréat du CQFD des Inrockuptibles 2004, risque très bien de décrocher le gros lot à l’instar de ses lointains cousins, Luke, Deportivo et Aston Villa. Même si le disque peut apparaître inégal et redondant sur la longueur, il n’en est pas moins attachant. En effet, leur musique peut quelquefois nous faire songer au post-rock du groupe Kaolin de Montluçon ou encore nous rappeler quelques intonations des Waterboys. Rhésus, un groupe à suivre de près. F.P.

RHESUS - Sad Disco (Pias)
Sites Internet : www.rhesus-web.com
DE L’ELECTRO GROSSE POINTURE AVEC VILLENEUVE

Fan de rock, Villeneuve s’est passionné pour la musique électronique via Nine Inch Nails. Ce premier album « First date » s’écoute comme un voyage dans le présent, le passé et le futur de la musique : hommage aux sixties flamboyants, influences folk bafouillant dans un bruit blanc. Ces 11 chansons sont subtilement chantées par Mélanie Pain, une des voix du projet Nouvelle Vague (studio et concert) comme l’incontournable Camille. F.P.

VILLENEUVE - First date (Pias)
EDITORS RIME AVEC...

Après Interpol et Bloc Party, Editors est le groupe de pop/rock qui devrait rafler la mise sur les scènes en 2006. Après avoir 2 singles remarqués « Bullets » et « Munich », le quartet a sorti « The back room », leur premier album. S'inspirant de Echo & The Bunnymen, Joy Division ou encore The Chameleons, Editors se place sur le devant la nouvelle scène rock britannique. Le groupe de Birmingham a réussi, sur les 11 titres de leur premier album, la synthèse parfaite entre sonorités new-wave et mélodies pop ultra-accrocheuses. F.P.

EDITORS - The Back Room (Kitchenwarerecords/Pias)
Site internet :
www.editorsofficial.com - www.pias.com
DEPECHE MODE TOUJOURS

Les modes ont fait un retour fort remarqué en 2005 avec un nouvel album « Playing the angel». 12 titres qui permettent à Dave Gahan et à Martin Gore d’entretenir la légende de l’un des meilleurs groupes des années 80. Depeche Mode sera sur la scène des grands festivals cet été comme leurs éternels rivaux : les Cure. Les bonnes nouvelles n’arrivant jamais seules : après les Wedding Present, on annonce le retour de Bauhaus, des Simple Minds, etc… La new wave des eighties a encore beaucoup de jours devant elle. A suivre. F.P.

DEPECHE MODE - Playing the angel (Labels/Emi)
Site internet :
www.depechemode.com - www.playingtheangel.fr